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Avances intra-groupe : la déductibilité conditionnée à l'intention de recouvrer
Actualité fiscale - 26 mai 2026 - Source : CE 30 mars 2026, 499612
Soutenir financièrement une filiale en difficulté est monnaie courante dans les groupes de sociétés. Toutefois, le Conseil d'État vient de rappeler que la déduction fiscale des provisions liées à ces avances requiert une véritable intention initiale de se faire rembourser.
Quelles sont les règles de déductibilité des avances intra-groupe ? En principe, une aide financière accordée à une autre entreprise (sans contrepartie commerciale) n'est pas déductible du résultat fiscal. Cependant, si une société prête de l'argent à sa filiale et que celle-ci rencontre des difficultés pour rembourser, la société mère peut constituer une provision pour créance douteuse, qui vient diminuer son impôt.
Qu'a décidé le Conseil d'État ? La Haute juridiction a précisé que pour qu'une provision soit déductible, l'avance devait avoir été consentie avec une réelle intention de recouvrement au moment de son octroi. Dans l'affaire jugée, une société avait accordé des avances à sa filiale en sachant pertinemment qu'elle ne chercherait pas à les récupérer. Le Conseil d'État a requalifié cette avance en "aide financière" pure et simple, interdisant de fait la déduction de la provision correspondante.
Points clés à retenir
📌 Une avance consentie sans volonté de recouvrement est considérée comme une aide financière non déductible.
📌 Pour déduire une provision, l'entreprise doit prouver qu'elle avait l'intention de se faire rembourser au moment du prêt.
📌 Les difficultés financières avérées de la filiale justifient la provision, mais ne dispensent pas de prouver la nature initiale du prêt.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Formalisez systématiquement vos flux financiers intra-groupe. La rédaction d'une convention de trésorerie ou d'un contrat de prêt précisant les modalités et les échéances de remboursement est indispensable.
✅ Il est recommandé de documenter précisément la situation financière de la filiale au moment de l'octroi de l'avance, pour prouver que le remboursement était alors une perspective réaliste.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous conseillent sur la structuration de vos flux intra-groupe et la sécurisation de vos choix fiscaux.
Questions fréquentes
❓ Est-il interdit d'aider une filiale en difficulté ? Non, mais si l'aide est purement financière (abandon de créance, avance sans retour), elle ne viendra pas diminuer votre bénéfice imposable, sauf exceptions très strictes (sauvegarde, redressement judiciaire).
❓ Comment prouver l'intention de recouvrer ? Par l'existence d'un contrat écrit, la fixation d'un taux d'intérêt, des relances écrites, ou des tableaux d'amortissement intégrés dans les prévisionnels du groupe.
📩 Vous souhaitez sécuriser vos conventions de trésorerie et vos provisions comptables ? Anticipez vos risques fiscaux. Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.

Newsletter de mai 2026 - Aides carburant 2026 : quelles mesures pour les entreprises, indépendants et salariés ?
25 mai 2026 - Source : Agora SEA nl n°115
Face à la hausse des coûts de l’énergie et aux tensions géopolitiques internationales, le Gouvernement a annoncé plusieurs dispositifs de soutien destinés aux entreprises et aux actifs les plus exposés à l’augmentation des prix du carburant.
Transporteurs routiers, ambulanciers, entreprises du BTP, agriculteurs, taxis, services à domicile, salariés ou encore travailleurs « grands rouleurs » : de nombreux secteurs sont concernés par les aides actuellement en vigueur ou par les annonces gouvernementales du 21 mai 2026.
Dans cette nouvelle édition spéciale de notre newsletter Agora SEA, nous faisons le point sur :
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Les aides carburant actuellement applicables.
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Les dispositifs exceptionnels de soutien.
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Les annonces gouvernementales en attente de textes définitifs.
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Les plafonds et conditions d’éligibilité.
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Les démarches à effectuer.
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Ainsi que les calendriers à retenir.
Parmi les principales mesures évoquées :
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Prolongation de plusieurs dispositifs jusqu’au mois d’août 2026.
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Renforcement annoncé de l’aide « grands rouleurs ».
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Aide exceptionnelle GNR pour les entreprises du BTP.
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Soutien aux transporteurs routiers.
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Dispositifs spécifiques pour les agriculteurs.
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Prime carburant employeur renforcée.
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Ou encore prêt Flash Carburant pour les TPE-PME.
Dans un contexte économique encore instable, il est essentiel d’anticiper les impacts sur votre trésorerie et d’identifier rapidement les aides mobilisables.
📄 Consultez notre newsletter spéciale « Aides carburant – Mai 2026 ».
📞 Les équipes du cabinet Agora SEA restent à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches et vérifier votre éligibilité aux différents dispositifs.
Abondement PERCO : moduler selon l'âge expose l'entreprise à un redressement URSSAF
Actualité sociale - 25 mai 2026 - Source : Cass. civ. 19 mars 2026, n° 23-18147
L'épargne salariale est un excellent outil de fidélisation, mais ses règles de mise en place sont strictes. La Cour de cassation vient de rappeler que moduler l'abondement de l'employeur en fonction de l'âge des salariés détruit le caractère collectif du dispositif et entraîne la perte des exonérations sociales.
Qu'est-ce que l'abondement au PERCO ? Le Plan d'Épargne pour la Retraite Collectif (PERCO) permet aux salariés de se constituer une épargne. L'employeur peut encourager cette démarche en versant un complément appelé "abondement". Ce versement bénéficie d'une exonération de cotisations sociales, à condition de respecter un caractère strictement collectif.
Quelles sont les limites fixées par la justice ? Pour être exonéré, l'abondement doit bénéficier à tous les salariés ou à une "catégorie objective". La justice a tranché : l'âge n'est pas un critère objectif valable. Dans une affaire récente, une entreprise versait un abondement différent selon que les salariés avaient plus ou moins de 50 ans. Conséquence : le dispositif a perdu son caractère collectif et l'URSSAF a réintégré les sommes dans l'assiette des cotisations. De plus, le fait que l'URSSAF n'ait rien dit lors de la mise en place du plan ne l'empêche pas de redresser l'entreprise pour l'avenir.
Points clés à retenir
📌 L'abondement employeur doit bénéficier à tous ou à une catégorie objective de personnel.
📌 Moduler l'abondement selon l'âge (ex: plus ou moins de 50 ans) est illégal et annule les exonérations sociales.
📌 Le silence initial de l'administration ne vaut pas validation définitive : l'URSSAF peut exiger des corrections pour l'avenir.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Si vous souhaitez favoriser l'épargne retraite de vos salariés seniors, utilisez des critères objectifs légaux (comme l'ancienneté ou la classification professionnelle), mais n'utilisez jamais le critère de l'âge.
✅ Il est recommandé de faire auditer régulièrement vos accords d'épargne salariale pour vous assurer qu'ils répondent aux dernières exigences jurisprudentielles de l'URSSAF.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous conseillent sur la mise en place et la sécurisation de vos dispositifs d'épargne salariale.
Questions fréquentes
❓ Puis-je moduler l'abondement en fonction du montant versé par le salarié ? Oui, l'abondement est par nature proportionnel au versement du salarié (ex: 300% du versement), dans la limite des plafonds légaux.
❓ Que faire si mon accord actuel prévoit un critère d'âge ? Il faut impérativement le dénoncer ou le réviser par voie d'avenant dans les plus brefs délais pour stopper le risque de redressement.
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Gestion des déchets : la TVA enfin harmonisée au taux réduit de 5,5 %
Actualité fiscale - 25 mai 2026 - Source : BOI-TVA-CHAMP-60-10
La facturation des prestations de gestion des déchets devient plus simple. Fini le casse-tête entre les différents taux : la loi de finances pour 2026 a harmonisé l'ensemble du secteur sous un taux unique et réduit.
Qu'est-ce qui change pour la TVA sur les déchets ? Auparavant, les opérations liées au service public de gestion des déchets (collecte, tri, traitement des déchets ménagers et assimilés) étaient soumises soit au taux de 5,5 %, soit au taux de 10 %, selon la nature exacte de la prestation. Cette dualité créait une forte insécurité fiscale pour les opérateurs.
Comment s'applique la nouvelle règle ? Depuis le 1er mars 2026, c'est la simplification totale : le taux réduit de 5,5 % s'applique de manière uniforme à l'ensemble de ces opérations. L'administration fiscale vient de mettre à jour sa doctrine (BOFiP) pour acter cette harmonisation prévue par le Code Général des Impôts (CGI art. 278-0 bis et 279).
Points clés à retenir
📌 Fin de la dualité des taux (5,5 % et 10 %) pour la gestion des déchets.
📌 Depuis le 1er mars 2026, un taux unique de 5,5 % s'applique à toutes les opérations du service public de gestion des déchets.
📌 Cette mesure simplifie grandement la facturation des opérations complexes.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Pour les entreprises prestataires du secteur, il est impératif de mettre à jour vos logiciels de facturation et vos contrats en cours pour refléter ce nouveau taux unique de 5,5 % depuis mars 2026.
✅ Il est recommandé de vérifier les factures émises lors de la période de transition pour s'assurer qu'aucune TVA n'a été collectée à tort au taux de 10 %.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous conseillent sur la conformité de vos paramétrages de TVA et la sécurisation de votre facturation.
Questions fréquentes
❓ Cette baisse de taux s'applique-t-elle aux déchets industriels dangereux ? La mesure vise spécifiquement les opérations relevant du service public de gestion des déchets (déchets des ménages et assimilés). Les déchets purement industriels hors de ce cadre peuvent obéir à d'autres règles.
❓ Que faire si j'ai facturé à 10 % après le 1er mars 2026 ? Vous devez émettre des factures rectificatives (avoirs) pour corriger le taux et rembourser le trop-perçu à vos clients.
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Frais de télétravail : les plafonds d'exonération maintenus pour les revenus 2025
Actualité fiscale - 25 mai 2026 - Source : impots.gouv.fr
Bonne nouvelle pour les salariés et les employeurs : l'administration fiscale confirme que les allocations versées pour couvrir les frais de télétravail restent exonérées d'impôt sur le revenu, avec des plafonds identiques à l'année précédente.
Qu'est-ce que l'allocation de télétravail ? Il s'agit d'une somme versée par l'employeur (sous forme de prime, d'indemnité ou de remboursement forfaitaire) pour compenser les frais engagés par le salarié lorsqu'il travaille depuis son domicile (électricité, chauffage, internet, aménagement).
Comment fonctionne l'exonération fiscale ? Pour la déclaration des revenus de 2025 (réalisée au printemps 2026), ces allocations sont totalement exonérées d'impôt sur le revenu dans la limite des plafonds suivants :
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2,70 € par jour de télétravail.
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59,40 € par mois.
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626,40 € par an. Le salarié n'a aucune démarche à faire : ces sommes ne doivent pas être déclarées et ne sont normalement pas incluses dans le montant prérempli par l'administration fiscale.
Points clés à retenir
📌 Les indemnités de télétravail versées en 2025 sont exonérées d'impôt sur le revenu.
📌 Le plafond annuel d'exonération est maintenu à 626,40 €.
📌 L'exonération s'applique quelle que soit la dénomination de l'aide (prime, forfait, remboursement).
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Employeurs, assurez-vous que le paramétrage de votre DSN isole correctement ces indemnités afin qu'elles ne soient pas transmises à tort dans le revenu net imposable de vos salariés.
✅ Salariés, il est recommandé de vérifier votre déclaration préremplie. Si votre employeur a par erreur inclus ces indemnités dans votre revenu imposable, vous avez le droit de corriger le montant à la baisse.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous conseillent sur la mise en place d'accords de télétravail et l'optimisation des frais professionnels.
Questions fréquentes
❓ Dois-je garder des justificatifs de mes frais (électricité, internet) ? Non, si votre employeur vous verse une allocation forfaitaire respectant ces plafonds, l'exonération est acquise sans justificatif de dépenses réelles.
❓ Que se passe-t-il si mon employeur me verse plus de 626,40 € par an ? La part de l'allocation qui dépasse ce plafond annuel devra être soumise à l'impôt sur le revenu, sauf si vous pouvez justifier que vos frais réels de télétravail sont supérieurs à ce montant.
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Cession d'entreprise : l'exonération des plus-values menacée si le cédant garde la main
Actualité fiscale - 22 mai 2026 - Source : TA Orléans, 27 mars 2026
Transmettre son entreprise tout en bénéficiant d'une exonération d'impôt sur la plus-value est un levier fiscal puissant. Toutefois, la justice administrative vient de rappeler avec fermeté que le cédant doit véritablement couper le cordon avec la direction de la société cédée.
Qu'est-ce que l'exonération pour transmission d'une branche complète d'activité ? Il s'agit d'un dispositif fiscal permettant d'exonérer totalement d'impôt les plus-values réalisées lors de la cession d'une activité (commerciale, libérale, artisanale, etc.), à condition que l'activité ait été exercée pendant au moins 5 ans et que la valeur des éléments cédés ne dépasse pas 500 000 €.
Quels sont les critères de contrôle ? Pour bénéficier de l'avantage, le cédant ne doit ni détenir le contrôle capitalistique de l'entité qui rachète, ni en assumer la "direction effective" (en droit ou en fait). Dans une récente affaire, un dirigeant avait cédé son activité à une société dont sa fille prenait la gérance. Cependant, il avait conservé une procuration bancaire, une carte professionnelle, restait l'interlocuteur exclusif des clients et une clause exigeait sa "collaboration active". Le tribunal a jugé qu'il conservait la direction effective, faisant ainsi perdre le droit à l'exonération, en précisant que cette direction "n'a pas à être exclusive" pour être disqualifiante.
Points clés à retenir
📌 L'exonération des plus-values (< 500 000 €) exige la perte de la direction effective de l'entreprise par le cédant.
📌 Conserver des procurations bancaires, des cartes professionnelles ou le monopole de la relation client caractérise une direction de fait.
📌 La direction effective n'a pas besoin d'être exclusive pour faire obstacle à l'avantage fiscal.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Lors d'une transmission, particulièrement dans un cadre familial, la transition doit être réelle et matérialisée. Le cédant doit accepter de déléguer pleinement les pouvoirs bancaires et commerciaux.
✅ Il est recommandé de rédiger avec une extrême prudence les clauses d'accompagnement dans les actes de cession pour ne pas requalifier l'accompagnement en direction de fait.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous conseillent sur la structuration juridique et fiscale de vos opérations de transmission d'entreprise.
Questions fréquentes
❓ Puis-je accompagner le repreneur après la cession ? Oui, un accompagnement technique ou commercial temporaire est possible, mais il ne doit en aucun cas se substituer au pouvoir de décision et de gestion du nouveau dirigeant.
❓ L'exonération s'applique-t-elle si je cède à un membre de ma famille ? Oui, mais les conditions de perte de contrôle et de direction effective restent strictement les mêmes et sont souvent scrutées de près par l'administration fiscale.
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CVAE : l'administration fiscale affine les règles de calcul de la valeur ajoutée
Actualité fiscale - 22 mai 2026 - Source : BOI-CVAE - Précisions diverses concernant les produits et charges pris en compte pour le calcul de la valeur ajoutée
La Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE) reste un impôt complexe dont l'assiette demande une grande rigueur comptable. L'administration fiscale vient de mettre à jour sa doctrine (BOFiP) pour préciser quels éléments intégrer ou exclure du calcul.
Qu'est-ce que la CVAE ? La CVAE est un impôt local dû par les entreprises réalisant un certain niveau de chiffre d'affaires. Son montant est calculé en fonction de la valeur ajoutée produite par l'entreprise, d'où l'importance de déterminer avec précision les produits et les charges qui entrent dans ce calcul.
Comment sont calculées les nouvelles exclusions ? L'administration apporte trois précisions majeures pour les entités appliquant la comptabilité commerciale :
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Les remboursements reçus en compensation de charges de personnel ne sont pas retenus dans la valeur ajoutée (sauf s'il s'agit de personnel mis à disposition).
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Seuls les dégrèvements d'impôts qui sont eux-mêmes déductibles de la valeur ajoutée doivent être intégrés en produits (et inversement pour les rappels d'impôts).
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En cas de fin de délégation de service public, l'indemnité de retour versée par la personne publique peut être exclue du chiffre d'affaires si ce versement ne présente pas un caractère normal et courant.
Points clés à retenir
📌 Les remboursements de charges de personnel sont exclus de la valeur ajoutée (hors mise à disposition).
📌 Le traitement des dégrèvements et rappels d'impôts suit une règle de symétrie stricte liée à leur déductibilité.
📌 Les indemnités de retour de biens en fin de délégation de service public peuvent, sous condition, être exclues du chiffre d'affaires.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le calcul de la valeur ajoutée fiscale diffère souvent de la valeur ajoutée comptable. Il est crucial d'isoler correctement les flux liés au personnel et aux impôts dans vos balances comptables.
✅ Nous recommandons de documenter précisément la nature "anormale et non courante" de toute indemnité perçue avant de l'exclure de l'assiette de la CVAE.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous conseillent sur vos déclarations fiscales pour optimiser et sécuriser l'imposition locale de votre entreprise.
Questions fréquentes
❓ Toutes les entreprises paient-elles la CVAE ? Non, seules les entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse un certain seuil (généralement 500 000 €) en sont redevables, bien qu'une déclaration soit obligatoire dès 152 500 € de CA.
❓ Les refacturations de frais de personnel à une filiale sont-elles exclues ? Non, l'administration précise que les produits liés aux personnels mis à disposition demeurent intégrés dans le calcul de la valeur ajoutée.
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BOSS : nouvelles précisions sur les avantages en nature et certaines exonérations
Actualité sociale - 21 mai 2026 - Source : Mise à jour du BOSS du 7 mai 2026
Le Bulletin officiel de la sécurité sociale (BOSS) a été actualisé sur plusieurs rubriques. Les mises à jour concernent les avantages en nature, les exonérations et plusieurs dispositifs ciblés. Voici ce qui change.
Véhicules électriques. Les règles applicables aux véhicules électriques sont précisées : lorsque le véhicule ne respecte pas initialement le score environnemental minimal mais qu'il le remplit par la suite, l'abattement de 70 % ne s'applique qu'à compter de cette date, sans rétroactivité.
Vélos mis à disposition. Une tolérance est introduite : lorsque l'employeur met de manière permanente à disposition d'un salarié un vélo prêté, la valeur de l'avantage en nature est négligée (c'est-à-dire non soumise à cotisations).
Sapeurs-pompiers volontaires. Le dispositif applicable aux sapeurs-pompiers volontaires est ajusté pour tenir compte de la suppression des réductions proportionnelles de cotisations.
Jeunes entreprises innovantes (JEI / JEII). Le BOSS intègre désormais le statut de JEI à impact (JEII) et en précise les conditions d'accès.
Aide à domicile. Les règles d'exonération pour l'aide à domicile évoluent avec le relèvement du critère d'âge.
Points clés à retenir
📌 L'abattement de 70 % sur les véhicules électriques n'est pas rétroactif si le score environnemental est atteint tardivement.
📌 Les vélos prêtés de manière permanente ne génèrent pas d'avantage en nature à déclarer.
📌 Le statut de JEII est intégré au BOSS avec ses conditions spécifiques.
📌 Les exonérations pour l'aide à domicile sont ajustées (critère d'âge relevé).
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Vérifiez vos pratiques en matière d'avantages en nature (véhicules, vélos) au regard des nouvelles précisions du BOSS.
✅ Si votre entreprise bénéficie du statut JEI, étudiez l'éligibilité au nouveau statut JEII pour optimiser vos exonérations.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous accompagnent dans l'optimisation de vos charges sociales et la conformité de vos pratiques.
Questions fréquentes
❓ Le BOSS a-t-il une valeur contraignante ? Oui, le BOSS est opposable aux organismes de recouvrement (Urssaf). Les employeurs qui appliquent ses positions sont protégés en cas de contrôle.
❓ Mon entreprise met des vélos à disposition : dois-je déclarer un avantage en nature ? Selon la nouvelle tolérance du BOSS, si le vélo est prêté de manière permanente, la valeur de l'avantage en nature est négligée.
📩 Vous avez des questions sur les avantages en nature ou les exonérations ? Contactez-nous.
Élections du CSE : la CNIL encadre strictement le vote électronique
Actualité sociale - 21 mai 2026 - Source : CNIL
Alors que de nombreuses entreprises entament le troisième cycle électoral de leur Comité Social et Économique (CSE), la CNIL vient de publier de nouvelles recommandations pour sécuriser le recours grandissant au vote électronique.
Qu'est-ce que la recommandation de la CNIL sur le vote électronique ? Il s'agit d'un cadre de référence technique et juridique destiné à garantir la sécurité, la transparence et la conformité des scrutins dématérialisés avec le droit électoral et le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données).
Comment ça fonctionne ? La CNIL impose désormais une approche proportionnée basée sur trois niveaux de risque (faible, intermédiaire, élevé). Plus le risque de cyberattaque ou d'ingérence est fort, plus les exigences techniques sont strictes. Avant le scrutin, une expertise indépendante est obligatoire ou fortement recommandée. Pendant le vote, le système doit garantir l'authentification sécurisée, la confidentialité absolue, l'égalité des options (y compris le vote blanc) et l'impossibilité de voter deux fois. Après le scrutin, les données doivent être conservées sous scellés jusqu'à l'épuisement des délais de recours, puis détruites.
Points clés à retenir
📌 La sécurité du système de vote doit être adaptée au niveau de risque (faible, intermédiaire ou élevé).
📌 Une expertise indépendante en cybersécurité est requise avant le déploiement de la solution.
📌 Le système doit garantir l'anonymat, l'absence de double vote et la traçabilité des opérations.
📌 Les données électorales doivent être conservées sous scellés puis détruites en l'absence de contentieux.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Ne choisissez pas votre prestataire de vote électronique à la légère. Assurez-vous qu'il respecte scrupuleusement la nouvelle grille d'analyse de la CNIL et qu'il peut fournir les preuves de sa conformité.
✅ Il est recommandé d'anticiper l'information des électeurs et de prévoir des solutions alternatives ou un accompagnement spécifique pour les salariés touchés par la fracture numérique.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous conseillent sur l'organisation de vos élections professionnelles pour garantir un scrutin serein et incontestable.
Questions fréquentes
❓ Le vote électronique est-il obligatoire pour le CSE ? Non, il s'agit d'une modalité optionnelle qui doit être prévue par un accord d'entreprise ou, à défaut, par une décision unilatérale de l'employeur.
❓ Qui doit réaliser l'analyse d'impact RGPD ? C'est à l'organisateur du scrutin (l'employeur) de justifier son analyse des risques et de mener l'analyse d'impact si le niveau de menace l'exige.
📩 Vous préparez le renouvellement de votre CSE ? Anticipez les enjeux juridiques et techniques. Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Prestations intra-groupe : la rémunération indirecte du dirigeant n'est pas un acte anormal de gestion
Actualité fiscale - 20 mai 2026 - Source : CAA Bordeaux du 22 avril 2026, n° 24BX00151
Une convention de prestations de services entre sociétés d'un même groupe peut-elle être requalifiée en acte anormal de gestion lorsque les missions confiées relèvent des fonctions normales du dirigeant ? Pas nécessairement, répond la Cour administrative d'appel de Bordeaux, dès lors que les organes sociaux ont entendu rémunérer indirectement le dirigeant.
Le principe. Constitue un acte anormal de gestion l'acte par lequel une entreprise décide de s'appauvrir à des fins étrangères à son intérêt. Il est désormais de jurisprudence constante que la conclusion par une société d'une convention de prestations de services avec une autre société pour la réalisation, par le dirigeant commun, de missions qui lui sont normalement dévolues, ne relève pas d'une gestion commerciale anormale si cette société établit que ses organes sociaux compétents ont entendu en réalité rémunérer indirectement le dirigeant.
Les faits. Une société avait conclu une convention d'animation et de prestations de services avec sa société mère, laquelle assurait notamment des missions de gestion, d'organisation et de suivi des chantiers. L'administration fiscale a remis en cause la déductibilité des charges correspondantes, estimant que ces prestations recouvraient en réalité les fonctions normales du dirigeant et constituaient un acte anormal de gestion.
La décision de la Cour. Les juges écartent l'analyse de l'administration et jugent que même si certaines prestations relevaient des fonctions normales du dirigeant, la société démontrait que ses organes sociaux entendaient rémunérer indirectement ce dirigeant par l'intermédiaire de la société mère.
Pour apprécier la volonté de rémunération indirecte, les juges s'appuient notamment sur : • L'actionnariat resserré des sociétés concernées • L'identité stricte entre les actionnaires et dirigeants des sociétés concernées • La signature de la convention de management fees entre les parties • L'approbation annuelle des comptes
À noter : cet arrêt est en ligne avec la position du Conseil d'État indiquant que cette approbation des organes sociaux peut s'apprécier sur la base d'un faisceau d'indices parmi lesquels pourra figurer, en cas d'actionnariat resserré, l'identité entre les associés de la société et les parties à la convention.
Points clés à retenir
📌 Une convention de management fees entre sociétés d'un même groupe n'est pas automatiquement un acte anormal de gestion.
📌 La clé : démontrer que les organes sociaux ont entendu rémunérer indirectement le dirigeant.
📌 Un faisceau d'indices (actionnariat resserré, identité dirigeants/associés, convention signée, comptes approuvés) permet d'établir cette volonté.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Si vous avez mis en place une convention de management fees au sein de votre groupe, documentez soigneusement la volonté des organes sociaux de rémunérer indirectement le dirigeant.
✅ Conservez les preuves de l'approbation des comptes, de la signature de la convention et de la réalité des prestations fournies.
✅ En cas de contrôle fiscal, la solidité de votre documentation sera déterminante.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous accompagnent dans la structuration et la sécurisation de vos conventions intra-groupe.
Questions fréquentes
❓ Toutes les conventions de management fees sont-elles sécurisées ? Non. La déductibilité des charges suppose de démontrer la réalité des prestations, leur utilité pour la société bénéficiaire et la volonté des organes sociaux de rémunérer indirectement le dirigeant.
❓ Faut-il une délibération spécifique des organes sociaux ? Pas nécessairement une délibération formelle, mais un faisceau d'indices convergents (actionnariat, approbation des comptes, convention signée) est indispensable.
📩 Vous avez une convention de management fees en place ? Contactez-nous pour un audit de conformité.
Bénéficiaires effectifs : des modalités d'accès au registre strictement encadrées
Droit des Affaires / Droit des sociétés - 19 mai 2026 - Source : Décret n° 2026-310 du 24 avril 2026 relatif à l'accès au registre des bénéficiaires effectifs et à l'obligation de formation des professionnels assujettis aux obligations en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme
Après la fin de l'accès « grand public » au registre des bénéficiaires effectifs, un décret vient préciser les modalités pratiques des demandes d'accès fondées sur un « intérêt légitime ». Il prévoit également un mécanisme de rattrapage pour les entités radiées d'office.
Les nouvelles règles d'accès. Les demandes d'accès dites « d'intérêt légitime » doivent désormais respecter les règles suivantes :
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Justifier rapidement de l'intérêt légitime (fonction/emploi du demandeur et le cas échéant le lien avec l'entité objet de la demande)
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Déposer la demande auprès de l'INPI ou du greffier compétent
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Supporter un délai de réponse : pour les demandes présentées à partir du 10 novembre 2026, le délai est de 12 jours ouvrables
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Tout silence vaut rejet
Les motifs de refus sont encadrés :
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Dossier incomplet
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Intérêt légitime non démontré
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Risque d'usage détourné
Entités radiées d'office : un mécanisme de rattrapage. Depuis le 26 avril 2026, une entité radiée d'office peut demander au greffier de reporter sa radiation si elle démontre qu'elle a régularisé la déclaration des bénéficiaires effectifs. En cas de refus du greffier (ou d'absence de réponse), elle peut saisir le président du tribunal compétent dans un délai de 15 jours (à compter de la notification du refus ou de l'expiration du délai de réponse du greffier).
Points clés à retenir
📌 L'accès au registre des bénéficiaires effectifs est désormais conditionné à la démonstration d'un intérêt légitime.
📌 Le silence de l'administration vaut rejet de la demande.
📌 Les entités radiées d'office peuvent demander un report de radiation après régularisation.
📌 Le délai de recours en cas de refus est de 15 jours.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Vérifiez que la déclaration des bénéficiaires effectifs de votre société est à jour pour éviter toute radiation d'office.
✅ Si votre entité a été radiée, agissez rapidement : la régularisation permet de demander le report de la radiation.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous assistent dans la mise à jour de vos déclarations de bénéficiaires effectifs et la gestion de vos formalités au registre.
Questions fréquentes
❓ Qui peut demander l'accès au registre des bénéficiaires effectifs ? Toute personne justifiant d'un intérêt légitime (professionnels assujettis à la lutte anti-blanchiment, journalistes, chercheurs, etc.), sous réserve de respecter les modalités fixées par le décret.
❓ Que faire si ma société a été radiée d'office ? Régularisez votre déclaration de bénéficiaires effectifs, puis adressez une demande de report de radiation au greffier. En cas de refus, vous disposez de 15 jours pour saisir le président du tribunal.
📩 Votre déclaration de bénéficiaires effectifs est-elle à jour ? Contactez-nous pour une vérification.
Indemnité carburant 2026 : 50 € pour les « gros rouleurs » aux revenus modestes
Actualité fiscale - 18 mai 2026 - Source : Décret n° 2026-333 du 30 avril 2026 relatif à la création, aux conditions et aux modalités de versement d'une indemnité carburant
Une indemnité carburant de 50 € est instaurée pour les actifs utilisant leur véhicule à des fins professionnelles et parcourant de longues distances. Le formulaire de demande devrait être disponible le 27 mai 2026 sur impots.gouv.fr.
Qui est concerné ? Le dispositif s'adresse aux contribuables remplissant toutes les conditions suivantes :
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Domicile fiscal en France.
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Revenu fiscal de référence par part n'excédant pas 16 880 €.
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Avoir perçu des revenus d'activité en 2024 (salaires, BIC, BNC ou BA).
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Utiliser un véhicule à motorisation thermique ou hybride non rechargeable (deux, trois ou quatre roues) à des fins professionnelles.
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Ne pas être redevable de l'impôt sur la fortune immobilière.
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Parcourir plus de 15 km par trajet domicile-travail ou plus de 8 000 km par an dans le cadre de l'activité.
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Utiliser un véhicule assuré et non endommagé.
Quel montant ? Le montant de l'aide est fixé à 50 € par bénéficiaire, dans la limite d'une indemnité par personne et par véhicule.
Comment faire la demande ? La demande devra être effectuée en ligne via l'espace personnel sur le site impots.gouv.fr (formulaire disponible à compter du 27 mai 2026). L'indemnité sera versée directement sur le compte bancaire connu de l'administration.
Contrôle et justificatifs. Les bénéficiaires devront conserver les justificatifs pendant cinq ans. Toute somme indûment perçue pourra faire l'objet d'une récupération majorée.
Points clés à retenir
📌 Indemnité de 50 € pour les actifs « gros rouleurs » aux revenus modestes.
📌 Conditions strictes : revenu fiscal ≤ 16 880 €/part, véhicule thermique ou hybride non rechargeable, distance minimale.
📌 Demande en ligne sur impots.gouv.fr à partir du 27 mai 2026.
📌 Justificatifs à conserver 5 ans.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Vérifiez dès maintenant votre éligibilité en consultant votre dernier avis d'imposition (revenu fiscal de référence par part). Vous pouvez également effectuer une simulation sur le site impots.gouv.fr : https://www.impots.gouv.fr/actualite/carburants-aide-pour-les-travailleurs-grands-rouleurs
✅ Préparez vos justificatifs (attestation d'assurance, kilométrage, etc.) pour être prêt dès l'ouverture du formulaire.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous aident à identifier les aides auxquelles vous ou vos salariés pouvez prétendre.
Questions fréquentes
❓ Les véhicules électriques sont-ils éligibles ? Non, seuls les véhicules à motorisation thermique ou hybride non rechargeable sont concernés.
❓ L'indemnité est-elle imposable ? Le décret ne prévoit pas d'exonération explicite. En l'absence de précision, il convient de vérifier le traitement fiscal applicable lors de la déclaration de revenus.
❓ Peut-on cumuler cette indemnité avec les frais réels ? Le décret ne prévoit pas d'interdiction de cumul avec la déduction des frais réels, mais les conditions d'éligibilité (revenus modestes, distance minimale) ciblent un public spécifique.
Santé au travail : les formulaires réglementaires évoluent au 1er juin 2026
Actualité sociale - 18 mai 2026 - Source : Arrêté du 6 mai 2026 modifiant les arrêtés du 16 octobre 2017 et du 20 décembre 2017 fixant le modèle d'avis d'aptitude, d'avis d'inaptitude, d'attestation de suivi individuel de l'état de santé et de proposition de mesures d'aménagement de poste
Les services de prévention et de santé au travail devront adapter leurs documents dès le 1er juin 2026. Principale nouveauté : la suppression de certaines données d'identification des salariés sur les formulaires réglementaires.
Quels documents sont concernés ? Un nouvel arrêté modifie plusieurs modèles utilisés dans le cadre du suivi médical des salariés :
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Les avis d'aptitude et d'inaptitude.
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Les attestations de suivi individuel de l'état de santé.
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Les propositions d'aménagement de poste.
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Les attestations d'absence de contre-indications médicales pour certaines autorisations ou habilitations.
Quelles mentions disparaissent ? Les mentions suivantes sont supprimées des modèles :
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Le numéro de matricule INS (NIR ou NIA).
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Le Datamatrix INS • Le numéro de sécurité sociale.
Ces données n'ont pas vocation à figurer sur ces documents.
Quand ces changements entrent-ils en vigueur ? L'entrée en vigueur est différée au 1er juin 2026 afin de permettre aux éditeurs de logiciels des services de prévention et de santé au travail d'assurer les développements informatiques nécessaires.
Points clés à retenir
📌 Les formulaires de suivi médical (aptitude, inaptitude, suivi individuel, aménagement de poste) sont modifiés.
📌 Le numéro de sécurité sociale et les données INS sont supprimés de ces documents.
📌 Entrée en vigueur : 1er juin 2026.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Vérifiez auprès de votre service de prévention et de santé au travail que les nouveaux modèles seront bien utilisés à compter du 1er juin 2026.
✅ Mettez à jour vos procédures internes de gestion des documents de suivi médical.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous accompagnent dans le respect de vos obligations en matière de santé et sécurité au travail.
Questions fréquentes
❓ Les anciens formulaires restent-ils valables après le 1er juin 2026 ? Les documents émis avant cette date restent valables. En revanche, tout nouveau document émis à compter du 1er juin 2026 devra respecter les nouveaux modèles.
❓ Pourquoi supprimer le numéro de sécurité sociale de ces documents ? Cette suppression vise à protéger les données personnelles des salariés, conformément aux principes de minimisation des données du RGPD.
📩 Vous avez des questions sur le suivi médical de vos salariés ? Contactez-nous.
Visite de reprise après maladie : attention aux conventions collectives plus favorables
Actualité sociale - 18 mai 2026 - Source : Cass. soc. 6 mai 2026, n° 24-13599
Le Code du travail impose une visite de reprise après 60 jours d'absence pour maladie non professionnelle. Mais si votre convention collective prévoit un seuil plus court, c'est elle qui s'applique. La Cour de cassation vient de le rappeler, avec des conséquences directes sur le versement du salaire.
Le principe. La durée minimale de l'absence pour cause de maladie ou d'accident non professionnel à l'expiration de laquelle l'employeur est tenu d'organiser une visite médicale de reprise est celle fixée par les dispositions conventionnelles plus favorables au salarié, et ce nonobstant la modification postérieure des dispositions réglementaires.
L'affaire. Dans la branche de la propreté, la visite médicale de reprise doit être organisée après une absence d'au moins 3 semaines pour maladie ou accident non professionnel. Cette obligation demeure applicable malgré l'évolution du Code du travail, qui fixe ce seuil à 60 jours.
Un salarié est en arrêt maladie non professionnel durant 46 jours. À l'issue de son arrêt, il ne reprend pas le travail mais informe l'employeur qu'il se tient à sa disposition. L'employeur n'organise toutefois aucune visite médicale de reprise et cesse de lui verser son salaire. Le salarié saisit la juridiction prud'homale pour obtenir le paiement de ses salaires et congés payés. Il obtient gain de cause.
Points clés à retenir
📌 La convention collective peut prévoir un seuil de déclenchement de la visite de reprise inférieur à celui du Code du travail.
📌 C'est la disposition la plus favorable au salarié qui s'applique.
📌 L'absence de visite de reprise empêche l'employeur de suspendre le versement du salaire.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Vérifiez systématiquement les dispositions de votre convention collective en matière de visite de reprise : le seuil peut être bien inférieur aux 60 jours du Code du travail.
✅ En l'absence de visite de reprise organisée dans les délais, le contrat de travail est considéré comme suspendu et le salaire reste dû si le salarié se tient à votre disposition.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous accompagnent dans le suivi médical de vos salariés et le respect de vos obligations conventionnelles.
Questions fréquentes
❓ Que se passe-t-il si l'employeur n'organise pas la visite de reprise ? Le contrat de travail reste suspendu et l'employeur ne peut pas cesser de verser le salaire si le salarié se tient à sa disposition.
❓ Le salarié peut-il refuser la visite de reprise ? Le salarié est tenu de se présenter à la visite de reprise. Un refus peut constituer une faute.
❓ Comment connaître le seuil applicable dans ma branche ? Consultez votre convention collective ou contactez votre expert-comptable pour une vérification.
📩 Vous avez un doute sur vos obligations en matière de suivi médical ? Contactez-nous.
Retraites anticipées : la suspension de la réforme 2023 rebat les cartes
Actualité sociale - 18 mai 2026 - Source : Décret n° 2026-345 du 7 mai 2026
La suspension de la réforme des retraites de 2023 modifie les conditions de départ anticipé pour plusieurs catégories de salariés. Un décret vient préciser les nouvelles règles applicables aux carrières longues, aux travailleurs handicapés et aux assurés de Mayotte. Ces dispositions s'appliquent aux pensions prenant effet à partir du 1er septembre 2026.
Carrière longue. Pour les salariés du secteur privé ayant débuté leur carrière avant 20 ans, l'âge de départ anticipé est modulé selon l'année de naissance :
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Nés en 1964 : départ à 60 ans et 6 mois
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Nés entre janvier et novembre 1965 : 60 ans et 9 mois
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Nés en décembre 1965 : 60 ans et 8 mois
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Nés entre 1966 et 1969 : âge légal de liquidation diminué de 2 ans et 6 mois
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Nés en 1970 : 61 ans et 9 mois
Travailleurs en situation de handicap. Pour les assurés nés avant le 1er janvier 1973, la durée de cotisation requise pour bénéficier d'un départ anticipé revient au niveau antérieur à la réforme de 2023. Les règles dérogatoires introduites par cette réforme sont supprimées pour ces générations.
Mayotte. L'âge légal de départ à la retraite à Mayotte est relevé progressivement selon la génération :
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Nés entre 1963 et le 1er semestre 1965 (juin) : 62 ans et 6 mois
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Nés au 2nd semestre de l'année 1965 (juillet à décembre) : 62 ans et 9 mois
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Nés en 1966 à 1969 : âge progressivement porté jusqu'à 63 ans et 9 mois, à raison de 3 mois par génération
Points clés à retenir
📌 Les nouvelles règles s'appliquent aux pensions prenant effet à partir du 1er septembre 2026.
📌 Les salariés en carrière longue bénéficient d'un âge de départ anticipé modulé selon leur année de naissance.
📌 Les travailleurs handicapés nés avant 1973 retrouvent les conditions antérieures à la réforme de 2023.
📌 À Mayotte, l'âge légal est relevé progressivement.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Si vous ou vos salariés êtes concernés par un départ anticipé, vérifiez dès maintenant les nouvelles conditions applicables à votre génération.
✅ Pour les employeurs, anticipez les départs en retraite de vos collaborateurs en tenant compte de ces nouvelles règles dans votre gestion prévisionnelle des emplois.
Questions fréquentes
❓ Ces nouvelles règles s'appliquent-elles immédiatement ? Non, elles s'appliquent aux pensions prenant effet à partir du 1er septembre 2026.
❓ La réforme de 2023 est-elle définitivement annulée ? Le décret met en œuvre la suspension prévue par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. L'évolution future dépendra des décisions législatives à venir.
❓ Comment savoir si je suis éligible au départ anticipé pour carrière longue ? Il faut avoir commencé à travailler avant 20 ans et justifier d'une durée de cotisation suffisante. Votre caisse de retraite ou votre expert-comptable peut réaliser un bilan personnalisé.
Intégration fiscale : une filiale peut-elle intégrer le groupe sans avoir clos un premier exercice ?
Actualité fiscale - 18 mai 2026 - Source : CAA Marseille du 16 avril 2026
Une société mère peut-elle intégrer dans son groupe fiscal une filiale nouvellement créée qui n'a pas encore clos de premier exercice ? L'administration fiscale dit non. Les juges du fond disent oui. Décryptage d'une décision à suivre de près.
Le principe de l'intégration fiscale. Une société peut se constituer seule redevable de l'impôt sur les sociétés dû sur l'ensemble des résultats du groupe formé par elle-même et les sociétés dont elle détient 95 % au moins du capital, de manière continue au cours de l'exercice, directement ou indirectement. Pour l'administration fiscale, les sociétés nouvellement créées doivent clore un premier exercice avant d'entrer dans un groupe.
Les faits. Une société mère d'un groupe fiscalement intégré avait imputé, dans le résultat d'ensemble, les déficits de deux filiales récemment créées, sans que celles-ci aient encore clos un premier exercice. À l'issue d'un contrôle, l'administration a remis en cause cette intégration.
La décision de la Cour. Les juges du fond écartent l'analyse de l'administration : le Code général des impôts fixe uniquement une date limite pour formaliser l'accord d'intégration, sans subordonner celle-ci à la clôture préalable d'un premier exercice. En conséquence, l'administration ne peut légalement ajouter une telle condition, y compris en se fondant sur sa doctrine administrative.
Il sera intéressant de suivre la position du Conseil d'État et de l'administration fiscale suite à cette décision.
Points clés à retenir
📌 Selon la CAA de Marseille, aucune disposition du CGI n'impose la clôture d'un premier exercice pour intégrer un groupe fiscal.
📌 L'administration ne peut pas ajouter de condition non prévue par la loi, même via sa doctrine.
📌 Cette décision reste à confirmer par le Conseil d'État : la prudence s'impose.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Si vous envisagez d'intégrer une filiale nouvellement créée dans votre groupe fiscal, cette décision constitue un argument favorable, mais elle n'est pas définitive.
✅ Dans l'attente d'une éventuelle confirmation par le Conseil d'État, documentez soigneusement votre position et évaluez le risque de redressement.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous conseillent sur la structuration et l'optimisation de vos groupes fiscaux.
Questions fréquentes
❓ Cette décision est-elle définitive ? Non, il s'agit d'un arrêt de Cour administrative d'appel. Il sera intéressant de suivre la position du Conseil d'État et de l'administration fiscale.
❓ Quel est le risque si l'on applique cette position dès maintenant ? En cas de contrôle, l'administration pourrait contester l'intégration. La décision de la CAA de Marseille constitue un argument de défense, mais pas une garantie absolue tant que le Conseil d'État ne s'est pas prononcé.
📩 Vous structurez un groupe fiscal ? Demandez un devis ou contactez-nous pour sécuriser votre montage.
Aide gazole non routier (GNR) pour le BTP : jusqu'à 4 000 € pour les petites entreprises
Actualité fiscale - 15 mai 2026 - Source : Décret n° 2026-356 du 8 mai 2026
Les entreprises du BTP utilisant du gazole non routier peuvent bénéficier d'une aide financière exceptionnelle pour compenser la hausse du coût de ce carburant. Le montant peut atteindre 4 000 € par entreprise, mais les conditions d'éligibilité sont strictes.
Qui peut en bénéficier ? Pour bénéficier de l'aide, les entreprises doivent remplir toutes les conditions suivantes :
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Résidence fiscale française et exercice d'une activité dans un secteur du BTP listé par le décret (maçonnerie, terrassement, charpente, voirie, génie civil, etc.)
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Effectif n'excédant pas 20 salariés
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Chiffre d'affaires annuel inférieur à 50 millions d'euros ou total de bilan inférieur à 43 millions d'euros
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Immatriculation et activité démarrée au plus tard le 31 mars 2026
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Entreprise non dissoute (ou non radiée pour une entreprise individuelle) au 31 mars 2026
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Situation régulière au regard des obligations fiscales et sociales au 31 mars 2026 (pas de procédure collective en cours, pas de dettes impayées au-delà de 1 500 €)
Quel montant et quelle période ? Le montant de l'aide est fixé à 0,20 € par litre de GNR facturé entre le 1er et le 31 mai 2026, avec un plafond de 4 000 € par entreprise.
Comment faire la demande ? La demande s'effectue uniquement en ligne, sur impots.gouv.fr, entre le 8 juin et le 3 juillet 2026.
Attention : un mécanisme de remboursement est prévu. Une procédure de restitution de l'aide est prévue si, pour l'exercice incluant mai 2026, l'excédent brut d'exploitation (EBE) est positif et représente au moins 98 % de celui de l'exercice précédent (calculé déduction faite de l'aide). Cette condition ne s'applique qu'au-delà de 600 € d'aide perçue.
Points clés à retenir
📌 Aide de 0,20 €/litre de GNR facturé en mai 2026, plafonnée à 4 000 €.
📌 Réservée aux entreprises du BTP de 20 salariés maximum, en situation régulière.
📌 Demande en ligne sur impots.gouv.fr du 8 juin au 3 juillet 2026.
📌 Un mécanisme de restitution existe si l'EBE reste stable malgré l'aide.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Anticipez la collecte de vos factures de GNR du mois de mai 2026 pour être prêt dès l'ouverture de la plateforme le 8 juin.
✅ Vérifiez dès maintenant votre situation fiscale et sociale au 31 mars 2026 : toute dette impayée supérieure à 1 500 € vous rend inéligible.
✅ Attention au mécanisme de restitution : si votre EBE reste stable, l'aide pourra être réclamée.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous aident à vérifier votre éligibilité et à constituer votre dossier de demande.
Questions fréquentes
❓ Les entreprises de plus de 20 salariés sont-elles éligibles ? Non, le décret limite l'aide aux entreprises dont l'effectif n'excède pas 20 salariés.
❓ L'aide est-elle imposable ? En principe, les aides exceptionnelles de ce type sont à intégrer dans le résultat imposable de l'entreprise, sauf disposition contraire expresse.
❓ Peut-on cumuler cette aide avec d'autres dispositifs ? Le décret ne prévoit pas d'interdiction de cumul explicite, mais le mécanisme de restitution lié à l'EBE peut en limiter l'intérêt si la situation financière de l'entreprise reste stable.
📩 Vous êtes dans le BTP et utilisez du GNR ? Contactez-nous pour vérifier votre éligibilité et préparer votre demande.
Associations, fondations et fonds de dotation : n'oubliez pas le dépôt obligatoire de vos comptes annuels
Actualité comptable - 15 mai 2026 - Source : Rappel CNOEC / Décret n° 2009-540 du 14 mai 2009
La publication des comptes annuels constitue une obligation légale pour certaines associations et fondations, ainsi que pour l'ensemble des fonds de dotation. Ce rappel est l'occasion de vérifier si votre structure est concernée et de respecter les délais.
Quelles entités sont concernées ? Sont notamment tenues de publier leurs comptes annuels :
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Les associations loi 1901 dont le montant total des dons et/ou subventions atteint 153 000 euros au cours de l'exercice comptable
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Les fondations soumises aux mêmes conditions de seuil
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Les fonds de dotation, pour lesquels cette publication est obligatoire quelle que soit la structure de leurs ressources
Cette obligation vise en particulier les structures qui bénéficient d'un niveau significatif de financements publics ou de dons ouvrant droit à avantage fiscal.
Quels documents doivent être déposés ? Le dépôt s'effectue sous la forme d'un document PDF unique comprenant :
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Les comptes annuels : bilan, compte de résultat et annexe
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Le rapport du commissaire aux comptes, lorsqu'il est requis ⚠️ Le document doit être exploitable, non verrouillé et respecter les contraintes de la plateforme de dépôt.
Où et comment effectuer le dépôt ? La publication est réalisée en ligne, sur le site journal-officiel.gouv.fr. La création d'un compte est nécessaire (numéro SIREN requis).
Dans quel délai ? Le dépôt doit être effectué dans les trois mois suivant l'approbation des comptes par l'organe statutaire compétent.
Quel est le rôle de la DILA ? La Direction de l'information légale et administrative (DILA) assure la diffusion des comptes déposés. Elle n'a pas vocation à vérifier si l'obligation de publication a bien été respectée ni à contrôler le contenu comptable des documents déposés. Il appartient à chaque structure de s'assurer du respect des formalités applicables.
Points clés à retenir
📌 Les associations recevant plus de 153 000 € de dons/subventions et tous les fonds de dotation doivent publier leurs comptes.
📌 Le dépôt se fait en ligne sur journal-officiel.gouv.fr, sous forme de PDF unique.
📌 Le délai est de 3 mois après l'approbation des comptes.
📌 La DILA diffuse les comptes mais ne contrôle pas le respect de l'obligation.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Intégrez cette échéance dans votre calendrier annuel de clôture et d'approbation des comptes pour éviter tout dépassement de délai.
✅ Vérifiez la qualité technique de votre fichier PDF avant le dépôt : un document verrouillé ou illisible sera rejeté par la plateforme.
✅ Sensibilisez vos dirigeants bénévoles ou salariés aux enjeux de transparence financière liés à cette obligation.
Les équipes du cabinet Agora SEA accompagnent les associations, fondations et fonds de dotation dans l'établissement, l'approbation et le dépôt de leurs comptes annuels.
Questions fréquentes
❓ Une association qui ne reçoit que des cotisations est-elle concernée ? Non, seules les associations dont le montant total des dons et/ou subventions atteint 153 000 € sur l'exercice sont tenues à cette obligation.
❓ Que risque une structure qui ne dépose pas ses comptes ? Le non-respect de cette obligation peut entraîner des sanctions et nuire à la crédibilité de la structure auprès de ses financeurs et partenaires.
❓ Le rapport du commissaire aux comptes est-il toujours requis ? Non, uniquement lorsque la nomination d'un commissaire aux comptes est obligatoire ou a été décidée volontairement par la structure.
📩 Votre association ou fonds de dotation doit déposer ses comptes ? Demandez un devis ou contactez-nous pour un accompagnement complet.
Convention collective : l'arrêté d'extension conditionne tout, même pour les signataires
Actualité sociale - 13 mai 2026 - Source : Cass. soc. 6 mai 2026, n° 24-13880
Quand une convention collective subordonne expressément son entrée en vigueur à la parution d'un arrêté d'extension, ni la signature de l'accord, ni l'appartenance à une organisation patronale signataire ne suffisent à la rendre applicable. La Cour de cassation vient de le rappeler avec force.
Quel est le principe posé ? Lorsqu'une convention collective prévoit que ses dispositions n'entrent en vigueur qu'à une date fixée en fonction de l'adoption d'un arrêté d'extension, elle n'a d'effet obligatoire qu'à compter de la survenance de cet événement pour tous les employeurs relevant de son champ professionnel et géographique, fussent-ils signataires de l'accord, membres ou adhérents d'une organisation patronale signataire.
Conséquence directe : l'annulation administrative de l'arrêté d'extension a un effet rétroactif absolu. Les dispositions de la convention collective sont réputées n'être jamais entrées en vigueur.
Les faits de l'affaire. Une salariée réclame des rappels de primes de nuit pour la période 2019 à 2021, estimant que l'appartenance de son employeur à la fédération patronale signataire suffit à rendre la convention collective des entreprises de services à la personne applicable, malgré l'annulation de l'arrêté d'extension.
Cette position est écartée : l'entrée en vigueur des stipulations en cause étant prévue au 1er jour du 7ème mois suivant l'adoption de l'arrêté d'extension, l'appartenance à l'organisation signataire est sans incidence dès lors que la convention elle-même subordonne son entrée en vigueur à l'extension.
Points clés à retenir
📌 Une clause d'entrée en vigueur conditionnée à un arrêté d'extension s'impose à tous, y compris aux signataires.
📌 L'annulation de l'arrêté d'extension a un effet rétroactif : la convention est réputée n'être jamais entrée en vigueur.
📌 L'appartenance à une organisation signataire ne crée aucun effet obligatoire anticipé lorsque la convention elle-même subordonne son application à l'extension.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Avant d'appliquer les dispositions d'une nouvelle convention collective, vérifiez systématiquement les clauses d'entrée en vigueur : certaines sont conditionnées à un arrêté d'extension, d'autres non.
✅ En cas d'annulation d'un arrêté d'extension, anticipez les conséquences sur les éléments de rémunération déjà versés (primes, majorations) et évaluez les risques de contentieux.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous accompagnent dans l'analyse de vos obligations conventionnelles et la sécurisation de vos pratiques de paie.
Questions fréquentes
❓ Un employeur membre d'une organisation signataire doit-il appliquer la convention avant l'arrêté d'extension ? Non, si la convention elle-même conditionne son entrée en vigueur à cet arrêté. L'appartenance à l'organisation signataire est alors sans effet.
❓ Que se passe-t-il si l'arrêté d'extension est annulé après plusieurs années d'application ? L'annulation a un effet rétroactif absolu : les dispositions sont réputées n'être jamais entrées en vigueur. Les sommes versées sur ce fondement peuvent potentiellement être remises en cause.
❓ Comment vérifier si une convention collective est effectivement en vigueur ? Consultez le texte de la convention pour identifier les clauses d'entrée en vigueur, puis vérifiez sur Légifrance la parution et la validité de l'arrêté d'extension correspondant.
📩 Vous avez un doute sur la convention collective applicable à votre entreprise ? Contactez-nous pour un audit de conformité.
Formalités d'entreprise : un décret simplifie les dépôts d'actes et les cessions de parts de sociétés civiles
Droit des affaires / Droit des sociétés -13 mai 2026 - Source : Décret n° 2026-340 du 30 avril 2026
Dépôts d'actes allégés, traçabilité des fonds transmis par héritage, opposabilité simplifiée des cessions de parts de sociétés civiles : un nouveau décret modernise plusieurs formalités d'entreprise. Entrée en vigueur le 6 mai 2026.
Dépôt simplifié des actes constitutifs et modificatifs. Les personnes morales dont le siège social est situé en France peuvent désormais déposer, lors de leur immatriculation ou en cas de modification de leur situation, une copie partielle de leurs documents constitutifs ou modificatifs. Cette copie peut ne mentionner que les informations strictement nécessaires concernant l'identité et le domicile des personnes physiques, conformément à l'article L. 123-52 du code de commerce. En pratique, il n'est plus obligatoire de déposer l'intégralité des actes : un extrait suffisamment complet peut être produit, ce qui préserve la confidentialité des données personnelles des associés ou dirigeants.
Artisans et commerçants : déclaration de l'origine du fonds transmis par héritage. Lorsqu'un fonds de commerce ou artisanal est transmis par dévolution successorale (c'est-à-dire par héritage, sans partage ni vente aux enchères), le commerçant ou l'artisan qui reprend l'activité doit désormais déclarer, lors de son immatriculation au Registre national des entreprises (RNE), les informations suivantes concernant le précédent exploitant :
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Nom, nom d'usage, pseudonyme et prénoms, s'il s'agit d'une personne physique ; • Son numéro unique d'identification ;
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Ou, s'il s'agit d'une personne morale, sa dénomination sociale et son numéro unique d'immatriculation. Cette obligation a pour objet de permettre une traçabilité des fonds transmis par héritage dans les registres officiels.
Cession de parts de société civile : une opposabilité aux tiers simplifiée. Jusqu'à présent, pour qu'une cession de parts sociales de société civile (SCI, SCP, etc.) soit opposable aux tiers, il fallait déposer au RCS l'original de l'acte de cession (s'il était sous seing privé) ou une copie authentique (s'il était notarié). Le décret aligne désormais les règles applicables aux sociétés civiles sur celles des sociétés commerciales : c'est le dépôt des statuts modifiés qui rend la cession opposable aux tiers.
Une procédure de secours est également prévue en cas de blocage : si le gérant refuse ou néglige de publier les statuts modifiés, le cédant ou le cessionnaire peut, après avoir mis en demeure le gérant (délai de 8 jours), déposer directement l'acte de cession au RCS. Ce dépôt rend alors la cession opposable aux tiers à titre conservatoire, dans l'attente du dépôt des statuts modifiés.
⚠️ Attention : cette procédure de secours suppose que le cédant ou le cessionnaire ait préalablement saisi le président du tribunal afin de contraindre la société à publier ses statuts.
Points clés à retenir
📌 Les dépôts d'actes constitutifs et modificatifs peuvent désormais être partiels, protégeant les données personnelles.
📌 La transmission d'un fonds par héritage implique une nouvelle obligation déclarative au RNE.
📌 L'opposabilité des cessions de parts de sociétés civiles repose désormais sur le dépôt des statuts modifiés, comme pour les sociétés commerciales.
📌 L'ensemble de ces mesures est en vigueur depuis le 6 mai 2026.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Pour les cessions de parts de SCI en cours ou à venir, pensez à mettre à jour les statuts et à les déposer rapidement au RCS pour sécuriser l'opposabilité aux tiers.
✅ En cas de blocage par le gérant, la procédure de secours offre une solution, mais elle nécessite une mise en demeure préalable et, le cas échéant, une saisine du tribunal : faites-vous accompagner.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous assistent dans la rédaction et le dépôt de vos actes juridiques pour sécuriser chaque étape de la vie de votre société.
Questions fréquentes
❓ Le dépôt partiel des actes est-il obligatoire ou facultatif ? Il est facultatif. Les sociétés peuvent toujours déposer l'intégralité de leurs actes si elles le souhaitent, mais elles ont désormais la possibilité de ne transmettre qu'un extrait.
❓ La nouvelle règle d'opposabilité des cessions de parts s'applique-t-elle aux cessions déjà réalisées ? Le décret s'applique à compter du 6 mai 2026. Pour les cessions antérieures, les anciennes règles de publicité restent applicables.
❓ Que risque-t-on si le fonds transmis par héritage n'est pas déclaré au RNE ? Le non-respect de cette obligation déclarative peut entraîner des difficultés lors de l'immatriculation et exposer l'exploitant à des sanctions administratives.
📩 Vous préparez une cession de parts ou une transmission d'entreprise ? Demandez un devis ou contactez-nous pour sécuriser vos formalités.
DSN de substitution : n'oubliez pas d'informer vos salariés !
Actualité sociale - 13 mai 2026 - Source : Arrêté du 30 avril 2026
Lorsque l'Urssaf corrige une DSN via une DSN de substitution, les données rectifiées sont transmises aux organismes concernés. Mais l'employeur a lui aussi une obligation : informer les salariés impactés. Un arrêté vient préciser les modalités de cette obligation.
Quelles données sont concernées ? Les caisses de retraite légalement obligatoires sont désormais officiellement habilitées à recevoir les données corrigées d'une DSN de substitution. Ces données couvrent notamment :
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L'identité de l'entreprise et du salarié
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Les cotisations sociales
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Les éléments liés au contrat de travail, à sa suspension, son transfert ou à sa rupture
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La rémunération et les versements effectués
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Les données de gestion de la DSN
L'obligation d'information des salariés. Lorsqu'une correction est effectuée via une DSN de substitution, l'employeur en est informé. Mais la transmission ne s'arrête pas là : les salariés doivent également être informés lorsque la correction est susceptible d'entraîner des conséquences sur leurs droits à prestations. Cette obligation d'information est à la charge de l'employeur. Elle doit être réalisée par tout moyen et dans un délai raisonnable à la suite de la connaissance de la correction.
Points clés à retenir
📌 Les caisses de retraite obligatoires reçoivent désormais les données corrigées des DSN de substitution.
📌 L'employeur doit informer les salariés concernés dès lors que la correction peut impacter leurs droits à prestations.
📌 L'information doit être donnée par tout moyen et dans un délai raisonnable.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Mettez en place une procédure interne pour tracer les DSN de substitution et identifier les salariés potentiellement impactés.
✅ Conservez une preuve de l'information transmise aux salariés (courriel, courrier, note interne) pour vous prémunir en cas de contentieux.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous accompagnent dans la gestion de vos obligations déclaratives sociales et la sécurisation de vos process de paie.
Questions fréquentes
❓ Qu'est-ce qu'une DSN de substitution ? C'est une déclaration sociale nominative corrigée, émise par l'Urssaf en remplacement de la DSN initiale de l'employeur, lorsque des erreurs ou incohérences ont été détectées.
❓ Quels salariés doivent être informés ? Seuls ceux dont la correction est susceptible d'entraîner des conséquences sur leurs droits à prestations (retraite, prévoyance, etc.).
❓ Quel délai pour informer les salariés ? Le texte prévoit un « délai raisonnable » à compter de la connaissance de la correction par l'employeur. Il est recommandé d'agir rapidement, idéalement dans les jours suivant la notification.
📩 Vous avez reçu une notification de DSN de substitution ? Contactez-nous pour évaluer l'impact et sécuriser vos obligations
Facturation électronique 2026–2027 : le compte à rebours est lancé
Actualité fiscale - 29 avril 2026 - Source : agora-sea.fr
La facturation électronique n’est plus un projet lointain.
C’est une obligation légale qui va concerner toutes les entreprises, sans exception.
📅 À partir du 1er septembre 2026
Toutes les entreprises devront être capables de recevoir des factures électroniques.
📅 À partir du 1er septembre 2027
Les PME, TPE et micro-entrepreneurs devront également émettre leurs factures au format électronique.
Et non, il ne s’agira plus d’envoyer un simple PDF par mail.
Les factures devront passer par des plateformes agréées et respecter des formats normés permettant leur traitement automatisé.
❗ Pourquoi agir maintenant ?
Parce que cette réforme va transformer en profondeur votre organisation :
✔ Choix d’une plateforme adaptée
✔ Adaptation des logiciels
✔ Formation des équipes
✔ Sécurisation des flux et des données
Repousser, c’est prendre le risque de subir…
Anticiper, c’est garder la maîtrise.
🎯 Chefs d’entreprise : êtes-vous prêts ?
Beaucoup pensent encore avoir le temps.
En réalité, les décisions doivent être prises dès maintenant pour éviter la précipitation à l’approche des échéances.
👉 Notre article vous explique simplement :
✔ Qui est concerné
✔ Les échéances à respecter
✔ Les obligations concrètes
✔ Les premières actions à engager
🔗 À lire ici :
https://www.agora-sea.fr/facturation-electronique-obligatoire-entreprises-2026-2027
💬 Notre conseil
La facturation électronique n’est pas qu’une contrainte.
C’est aussi une opportunité d’optimiser votre gestion et de gagner en efficacité.
Et comme souvent…
ceux qui anticipent gagnent du temps, de l’argent et de la sérénité.
Cotisations des expatriés à la CFE : les barèmes sont révisés
Actualité sociale - 27 avril 2026 - Source : Arrêté du 6 mars 2026
La Caisse des Français de l'Étranger (CFE) permet aux expatriés de continuer à bénéficier d'une protection sociale "à la française". Un arrêté vient de mettre à jour les modalités de calcul des cotisations forfaitaires pour l'assurance maladie-maternité.
Qu'est-ce que la CFE ? La CFE est un organisme de sécurité sociale qui offre aux Français vivant à l'étranger la possibilité de s'assurer volontairement contre les risques maladie, maternité, invalidité, accidents du travail et vieillesse. C'est une solution pour maintenir un lien avec le système de protection sociale français.
Comment sont calculées les cotisations ? Les cotisations à la CFE ne sont pas toujours proportionnelles au revenu. Pour l'assurance maladie-maternité, elles peuvent être forfaitaires. L'arrêté du 6 mars 2026 vient préciser et moduler ces forfaits.
Quels sont les critères de modulation des cotisations ? Le montant de la cotisation forfaitaire n'est pas le même pour tout le monde. Il peut varier en fonction de plusieurs critères :
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La catégorie d'âge de l'assuré.
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La composition familiale (seul, en couple, avec enfants).
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Le niveau de ressources de l'assuré.
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L'ancienneté de l'adhésion à la CFE. Pour les entreprises qui assurent leurs salariés expatriés, le nombre de salariés adhérents est aussi un critère.
Points clés à retenir
📌 Les cotisations forfaitaires à la CFE pour l'assurance maladie-maternité sont modulées.
📌 Les nouveaux barèmes tiennent compte de l'âge, de la situation familiale, des revenus et de l'ancienneté.
📌 Cette révision vise à ajuster le coût de l'assurance à la situation de chaque expatrié ou entreprise.
📌 Les adhérents doivent se référer aux nouvelles grilles tarifaires de la CFE.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Pour les entreprises envoyant des salariés à l'étranger, le risque est de mal budgéter le coût de la protection sociale et de ne pas choisir l'option la plus adaptée au profil du salarié.
✅ Il est recommandé d'étudier attentivement les différentes options d'assurance pour les expatriés (CFE, assurances privées, droit local) et de comparer les coûts et les niveaux de couverture en fonction des nouveaux barèmes.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous conseillent sur les aspects sociaux de la mobilité internationale pour construire des packages de rémunération et de protection attractifs et conformes.
Questions fréquentes
❓L'adhésion à la CFE est-elle obligatoire ? Non, c'est une adhésion volontaire, à l'initiative du particulier ou de son employeur.
❓La CFE rembourse-t-elle les soins partout dans le monde ? Oui, la CFE couvre les soins reçus à l'étranger et également lors de séjours temporaires en France. Les remboursements se font sur la base des tarifs de la sécurité sociale française.
❓Est-il conseillé de prendre une assurance complémentaire en plus de la CFE ? Oui, très souvent. Comme la sécurité sociale en France, la CFE ne rembourse pas 100% des frais. Une mutuelle complémentaire est indispensable pour couvrir le reste à charge, surtout dans les pays où les frais de santé sont élevés.
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Revalorisation du Revenu de Solidarité Active (RSA)
Actualité sociale - 27 avril 2026 - Source : Décrets n° 2026-220 et 221 du 30 mars 2026
Comme chaque année, le montant forfaitaire du Revenu de Solidarité Active (RSA) fait l'objet d'une revalorisation pour tenir compte de l'inflation. Deux décrets ont officialisé les nouveaux montants applicables à partir du 1er avril 2026.
Qu'est-ce que le RSA ? Le RSA est une prestation sociale destinée à garantir un revenu minimum aux personnes sans ressources ou disposant de très faibles revenus. Son montant varie en fonction de la composition du foyer (personne seule, couple, nombre d'enfants).
Quel est le nouveau montant ? À compter des allocations dues pour le mois d'avril 2026 (versées début mai), le montant forfaitaire mensuel du RSA pour une personne seule et sans enfant est revalorisé.
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En France métropolitaine et dans les DROM (hors Mayotte), il est fixé à 651,69 euros.
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Pour le département de Mayotte, où les règles sont spécifiques, il est fixé à 325,85 euros.
Comment est calculé le RSA pour un foyer ? Le montant de 651,69 € est la base de calcul. Ce montant est ensuite majoré en fonction du nombre de personnes dans le foyer. Les ressources du foyer sont ensuite déduites du montant forfaitaire applicable pour déterminer le montant de l'allocation RSA effectivement versée.
Points clés à retenir
📌 Le RSA est revalorisé de manière annuelle au 1er avril.
📌 Le nouveau montant forfaitaire pour une personne seule est de 651,69 € (325,85 € à Mayotte).
📌 Cette revalorisation est applicable à partir des prestations d'avril 2026.
📌 La CAF et la MSA appliqueront automatiquement cette revalorisation aux allocataires.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Pour les entreprises, cette revalorisation a un impact indirect : elle peut influencer le calcul de certaines aides à l'embauche ou le niveau de ressources de certains salariés à temps très partiel.
✅ Il est utile pour les gestionnaires de paie et RH de connaître ce seuil, qui est un indicateur clé du niveau de pauvreté et un référentiel pour diverses politiques sociales.
Les équipes du cabinet Agora SEA assurent une veille sur l'ensemble des paramètres sociaux et fiscaux pour vous fournir un conseil toujours à jour.
Questions fréquentes
❓Dois-je faire une démarche pour bénéficier de la revalorisation ? Non, si vous êtes déjà allocataire du RSA, la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) ou la Mutualité Sociale Agricole (MSA) appliquera automatiquement le nouveau montant.
❓Cette revalorisation concerne-t-elle aussi la Prime d'activité ? La Prime d'activité a ses propres règles de calcul, mais sa base est également indexée sur l'inflation et fait l'objet de revalorisations régulières.
❓Quand ce nouveau montant sera-t-il versé pour la première fois ? L'allocation RSA du mois d'avril est versée au début du mois de mai. Le premier versement revalorisé aura donc lieu autour du 5 mai 2026.
📩 Pour toute question sur l'environnement social de votre entreprise, contactez-nous ou demandez votre devis en ligne. Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Rupture conventionnelle : précision sur la nouvelle contribution patronale
Actualité sociale - 27 avril 2026 - Source : BOSS
Le régime social de l'indemnité de rupture conventionnelle a été modifié par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. Le Bulletin Officiel de la Sécurité Sociale (BOSS) vient apporter une précision cruciale sur la date d'entrée en vigueur du nouveau taux de contribution patronale.
Quel est le changement ? Auparavant, l'indemnité de rupture conventionnelle était soumise, pour sa part exonérée de cotisations, à un "forfait social" de 20%. La nouvelle loi a remplacé ce forfait social par une contribution patronale unique de 40%, alignée sur celle de la mise à la retraite.
Quelle était l'incertitude sur la date d'application ? La question était de savoir si le nouveau taux de 40% s'appliquait aux ruptures dont la procédure avait été engagée en 2025 mais dont la fin effective du contrat intervenait en 2026. La date de signature de la convention ou la date de fin du contrat devait-elle être retenue ?
Quelle est la clarification du BOSS ? L'administration a tranché en faveur du critère le plus simple : c'est la date de fin du contrat de travail qui détermine le régime applicable. Ainsi, le nouveau taux de 40% s'applique à toutes les indemnités versées pour une rupture de contrat dont le terme est postérieur au 1er janvier 2026.
Points clés à retenir
📌 Le forfait social sur l'indemnité de rupture conventionnelle est remplacé par une contribution patronale de 40%.
📌 Le critère d'application de ce nouveau taux est la date de fin effective du contrat de travail.
📌 Une rupture conventionnelle signée en 2025 mais avec une fin de contrat en 2026 est soumise au nouveau taux de 40%.
📌 Cette clarification est opposable à l'URSSAF.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque était d'appliquer le mauvais taux et de subir un redressement. Pour une rupture signée fin 2025 avec un départ en janvier 2026, appliquer le taux de 20% aurait été une erreur.
✅ Il est impératif de vérifier la date de fin de contrat pour chaque rupture conventionnelle afin de calculer et de déclarer le bon montant de contribution patronale.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous accompagnent dans la gestion de vos ruptures de contrat pour en sécuriser tous les aspects, du juridique au calcul des soldes de tout compte.
Questions fréquentes
❓Ce changement a-t-il un impact pour le salarié ? Non, ce changement ne concerne que les charges dues par l'employeur. Le régime fiscal et social de l'indemnité pour le salarié reste inchangé.
❓Pourquoi ce taux a-t-il été augmenté ? L'objectif du gouvernement était d'harmoniser le coût des ruptures conventionnelles avec celui des mises à la retraite, et de freiner le recours aux ruptures conventionnelles pour les salariés proches de la retraite.
❓Le taux de 40% s'applique-t-il sur toute l'indemnité ? Non, il s'applique uniquement sur la part de l'indemnité qui est exonérée de cotisations de sécurité sociale.
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Durées de conservation des données RH : la CNIL publie son guide
Actualité sociale - 24 avril 2026 - Source : CNIL
La gestion des ressources humaines implique le traitement d'un grand nombre de données personnelles. Pour aider les entreprises à se conformer au RGPD, la CNIL vient de publier un référentiel pratique détaillant les durées de conservation recommandées pour chaque type de document RH.
Pourquoi la durée de conservation est-elle importante ? Le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) impose que les données personnelles ne soient pas conservées indéfiniment. Elles ne doivent être gardées que le temps nécessaire à l'accomplissement de l'objectif pour lequel elles ont été collectées. Le non-respect de ce principe peut entraîner de lourdes sanctions.
Que contient le référentiel de la CNIL ? Ce guide très concret couvre tous les aspects de la gestion RH, du recrutement à la fin du contrat. Il liste, pour chaque traitement (gestion de la paie, suivi du temps de travail, gestion des accidents, etc.), la durée de conservation applicable. Le document fait la distinction entre :
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Les durées obligatoires fixées par la loi (ex: 5 ans pour les bulletins de paie).
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Les durées recommandées par la CNIL en l'absence de texte légal.
Quels sont les domaines couverts ? Le référentiel aborde une dizaine de thématiques, parmi lesquelles :
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Le recrutement (données des candidats non retenus).
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La gestion administrative et la paie du personnel.
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La gestion des accidents du travail et des contentieux.
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Le suivi du temps de travail et la gestion des véhicules de fonction.
Points clés à retenir
📌 La CNIL a publié un guide pratique sur les durées de conservation des données RH.
📌 Ce référentiel distingue les durées légales obligatoires et les durées recommandées.
📌 Il couvre l'ensemble du cycle de vie du salarié dans l'entreprise.
📌 Le respect de ces durées est une obligation essentielle du RGPD.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque est de conserver des documents trop longtemps (ou pas assez) et de s'exposer à une sanction de la CNIL en cas de contrôle ou de plainte d'un salarié.
✅ Il est recommandé d'utiliser ce référentiel pour auditer vos pratiques actuelles, mettre à jour votre registre des traitements et mettre en place des procédures d'archivage et de suppression automatique des données.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous accompagnent dans votre mise en conformité RGPD pour faire de la protection des données un atout pour votre entreprise.
Questions fréquentes
❓Que faire des CV des candidats non retenus ? La CNIL recommande de les conserver au maximum 2 ans après le dernier contact, avec l'accord du candidat, pour pouvoir le recontacter. Sinon, ils doivent être détruits.
❓Combien de temps garder les pointages des salariés ? La durée dépend de l'objectif. Pour le contrôle des heures et le paiement du salaire, 3 ans. Pour prouver le respect des durées maximales de travail, 1 an.
❓Ce référentiel est-il obligatoire ? Les durées fixées par la loi sont obligatoires. Les durées recommandées par la CNIL constituent la position de l'autorité de contrôle ; s'en écarter nécessite de pouvoir le justifier solidement.
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CPF : le reste à charge pour le salarié est confirmé et augmenté
Actualité sociale - 24 avril 2026 - Source : Décret n° 2026-234 du 30 mars 2026
Le financement du Compte Personnel de Formation (CPF) évolue. Un décret vient confirmer la mise en place d'une participation financière obligatoire pour le titulaire du compte et en fixe le montant, qui est en hausse.
Comment fonctionnait le financement CPF jusqu'à présent ? Le CPF permet à toute personne active d'acquérir des droits à la formation mobilisables tout au long de sa vie professionnelle. Jusqu'à récemment, si les droits disponibles sur le compte couvraient le coût de la formation, celle-ci était entièrement gratuite pour le salarié.
Quelle est la nouvelle règle ? Le gouvernement a instauré une participation forfaitaire obligatoire pour la plupart des utilisateurs du CPF. Le décret fixe cette participation à 150 € par formation. Ce montant sera directement déduit des droits du titulaire ou devra être payé par carte bancaire si les droits sont insuffisants. Cette mesure s'applique aux demandes de formation faites après le 2 avril 2026.
Y a-t-il des exceptions ? Oui, certains publics sont exemptés de cette participation obligatoire. Elle n'est pas due par :
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Les demandeurs d'emploi.
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Les salariés dont la formation fait l'objet d'un abondement par leur employeur (c'est-à-dire quand l'entreprise complète le financement de la formation).
Points clés à retenir
📌 Une participation forfaitaire de 150 € est désormais obligatoire pour utiliser son CPF.
📌 Cette mesure vise à responsabiliser les titulaires et à participer au financement du système.
📌 Les demandeurs d'emploi et les salariés bénéficiant d'un abondement de leur employeur sont exonérés.
📌 La mesure s'applique aux demandes de formation postérieures au 2 avril 2026.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Pour les salariés, le risque est d'être surpris par ce reste à charge au moment de s'inscrire à une formation. Pour les entreprises, c'est une nouvelle donnée à intégrer dans leur politique de formation.
✅ Il est recommandé aux entreprises de communiquer sur cette nouvelle règle auprès de leurs salariés. Proposer un abondement, même partiel, peut devenir un levier d'attractivité et d'engagement, en plus d'exonérer le salarié du reste à charge.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous aident à construire un plan de développement des compétences qui intègre les nouvelles règles de financement et qui sert la stratégie de votre entreprise.
Questions fréquentes
❓Ce montant de 150 € est-il fixe ? Oui, c'est un montant forfaitaire, quel que soit le coût de la formation. Il pourra être revalorisé chaque année.
❓Si ma formation coûte 100 €, dois-je payer 150 € ? Non, la participation ne peut pas dépasser le coût de la formation. La logique est que le CPF ne finance plus 100% du coût pour la plupart des salariés.
❓Comment l'abondement de l'employeur fonctionne-t-il ? L'employeur peut, via une plateforme dédiée, verser une somme sur le CPF d'un salarié pour compléter le financement d'une formation. Cet acte exonère le salarié de la participation de 150 €.
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BIC ou revenus fonciers : le prélèvement de solidarité s'impose aux non-résidents
Actualité fiscale - 23 avril 2026 - Source : CE 13 mars 2026 n° 503496
Les revenus tirés d'immeubles situés en France par des non-résidents sont soumis aux prélèvements sociaux. Le Conseil d'État vient de confirmer que cette règle s'applique largement, que les revenus soient qualifiés de revenus fonciers ou de bénéfices industriels et commerciaux (BIC), comme c'est le cas pour la location meublée.
Quel est le principe d'imposition ? Les revenus immobiliers de source française perçus par des non-résidents sont soumis à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Toutefois, pour les personnes affiliées à un régime de sécurité sociale dans un autre pays de l'Espace Économique Européen (EEE) ou en Suisse, la CSG et la CRDS sont remplacées par un unique prélèvement de solidarité de 7,5%.
Quelle était l'argumentation du contribuable ? Des non-résidents percevant des revenus de location meublée (qui sont fiscalement des BIC) contestaient l'application de ce prélèvement de solidarité. Leur argument : le texte vise les "revenus du patrimoine", une catégorie qui, selon eux, ne comprendrait que les revenus fonciers, et non les BIC.
Pourquoi la justice a-t-elle rejeté cet argument ? Le Conseil d'État a jugé que la qualification fiscale (BIC ou revenus fonciers) n'a pas d'importance. Ce qui compte, c'est la nature du revenu. Dès lors qu'il s'agit d'un revenu tiré d'un immeuble situé en France, il entre dans le champ d'application des prélèvements sociaux (ou du prélèvement de solidarité de 7,5% pour les non-résidents concernés).
Points clés à retenir
📌 Les revenus de la location meublée (BIC) perçus par des non-résidents sont bien soumis au prélèvement de solidarité de 7,5%.
📌 La notion de "revenus d'immeubles" est large et ne se limite pas aux seuls revenus fonciers.
📌 La qualification fiscale de la catégorie de revenu (BIC) ne permet pas d'échapper à l'imposition aux prélèvements sociaux.
📌 Cette décision confirme une position constante de l'administration.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque pour un non-résident est de ne pas déclarer et payer ce prélèvement en pensant y échapper du fait du régime LMNP/BIC, et de subir un redressement fiscal.
✅ Il est impératif pour les non-résidents propriétaires d'un bien en France, qu'il soit loué nu ou meublé, d'intégrer le paiement des prélèvements sociaux (ou du prélèvement de solidarité) dans leurs obligations fiscales.
Les équipes du cabinet Agora SEA accompagnent les non-résidents dans l'ensemble de leurs obligations déclaratives en France pour sécuriser leur situation fiscale.
Questions fréquentes
❓Je suis non-résident hors EEE/Suisse, quel est le taux pour moi ? Si vous n'êtes pas affilié à un régime de sécurité sociale européen, vous êtes redevable des prélèvements sociaux au taux normal (CSG, CRDS, etc.), soit 17,2% au total.
❓Ce prélèvement de 7,5% est-il déductible ? Non, comme la CSG/CRDS, le prélèvement de solidarité n'est pas déductible de l'impôt sur le revenu.
❓Cela s'applique-t-il aussi aux plus-values immobilières ? Oui, les plus-values immobilières réalisées par les non-résidents sont également soumises à l'impôt sur le revenu et au prélèvement de solidarité de 7,5% (ou aux prélèvements sociaux de 17,2% selon la situation).
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Acte anormal de gestion : l'intérêt de la société ne se présume pas
Droit des affaires / Droit des sociétés - 23 avril 2026 - Source : Cass. soc. 25 mars 2026, n° 23-19526
Une entreprise ne peut déduire que les charges engagées dans son propre intérêt. L'administration fiscale peut rejeter les dépenses qui relèvent d'un "acte anormal de gestion" (AAG). Une décision récente rappelle que c'est à l'entreprise de prouver concrètement l'intérêt de ses dépenses, une justification vague ne suffit pas.
Qu'est-ce qu'un acte anormal de gestion ? C'est un acte (une dépense ou une renonciation à une recette) qu'une entreprise effectue dans l'intérêt d'un tiers (un dirigeant, une autre société du groupe, etc.) sans qu'il y ait une contrepartie réelle et suffisante pour elle-même. Une telle charge n'est pas déductible de son résultat fiscal.
Comment se répartit la charge de la preuve ? En cas de contrôle, la procédure se déroule en plusieurs temps :
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L'entreprise doit justifier la réalité de la dépense et sa comptabilisation.
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L'administration, si elle veut la rejeter, doit prouver qu'elle est dépourvue d'intérêt pour l'entreprise ou de contrepartie.
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Si l'administration apporte cette preuve, la balle revient à l'entreprise, qui doit alors démontrer précisément en quoi la dépense était dans son intérêt.
Quelle était l'erreur de l'entreprise dans cette affaire ? Une holding animatrice avait déduit diverses charges (droits à l'image, frais de promotion, frais de dirigeants). Face à la contestation de l'administration, la société s'est contentée d'affirmer de manière générale que ces dépenses étaient "nécessaires pour la notoriété et la synergie du groupe". Elle n'a fourni aucun élément concret rattachant chaque dépense à une contrepartie directe ou indirecte pour elle-même. La justice a jugé cette justification insuffisante.
Points clés à retenir
📌 Toute charge déduite doit correspondre à l'intérêt propre de l'entreprise.
📌 En cas de contestation par l'administration, l'entreprise doit prouver la contrepartie obtenue.
📌 Des justifications vagues et générales sur "l'intérêt du groupe" sont insuffisantes.
📌 L'absence de preuve concrète conduit au rejet de la déduction de la charge et à un redressement fiscal.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque, notamment pour les holdings, est de déduire des charges qui profitent en réalité à d'autres sociétés du groupe ou aux dirigeants, et de ne pas pouvoir justifier d'une contrepartie suffisante pour la holding elle-même.
✅ Il est impératif de documenter précisément la nature et la contrepartie de chaque dépense engagée. Pour les prestations intra-groupe, la rédaction de conventions claires et la facturation au prix du marché sont essentielles.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous aident à sécuriser vos pratiques fiscales, notamment dans le cadre de relations intra-groupe, pour prévenir le risque de redressement pour acte anormal de gestion.
Questions fréquentes
❓Qu'est-ce qu'une holding "animatrice" ? C'est une holding qui ne se contente pas de détenir des titres (holding "passive"), mais qui participe activement à la conduite de la politique de ses filiales et leur rend des services spécifiques (administratifs, financiers, etc.).
❓Prendre en charge les frais d'un dirigeant est-il toujours un AAG ? Non, si ces frais sont directement liés à son activité professionnelle pour le compte de la société et sont justifiés (frais de déplacement, de représentation, etc.). Ils deviennent anormaux s'ils relèvent de sa sphère privée.
❓Comment prouver la contrepartie ? Par tout moyen : contrats, conventions de prestations de services, études d'impact, rapports montrant le bénéfice retiré de la dépense (gain de clients, amélioration de la notoriété, etc.).
📩 Vous voulez valider la déductibilité de vos charges ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Report en arrière d'un déficit et pénalités : pas de compensation
Actualité fiscale - 23 avril 2026 - Source : CAA Paris, 25 février 2026
Le mécanisme du report en arrière de déficit ("carry-back") est une option fiscale intéressante pour la trésorerie d'une entreprise. Une décision de justice vient de rappeler que si ce mécanisme peut s'appliquer sur un bénéfice rectifié après un contrôle fiscal, il ne permet en aucun cas d'effacer les pénalités liées à ce redressement.
Comment fonctionne le report en arrière de déficit ? Lorsqu'une société soumise à l'IS constate un déficit, elle peut choisir de le reporter en arrière sur le bénéfice de l'exercice précédent. Cela génère une créance d'impôt sur l'État, correspondant à l'impôt initialement payé sur ce bénéfice, que l'entreprise peut se faire rembourser.
Que se passe-t-il en cas de contrôle fiscal ? Il arrive qu'un contrôle fiscal fasse apparaître un bénéfice sur un exercice N-1 qui était initialement déclaré à zéro ou plus faible. Si l'entreprise constate un déficit en N, elle peut, par réclamation, demander à reporter ce déficit en arrière sur le bénéfice rectifié de N-1.
Quelle était la contestation de l'entreprise ? Dans cette affaire, une société a subi un redressement sur son exercice N-1, assorti d'intérêts de retard. Elle a ensuite reporté son déficit de l'année N sur ce bénéfice rehaussé, ce qui a annulé l'impôt supplémentaire dû. L'entreprise a alors demandé l'annulation des intérêts de retard, arguant que, puisque l'impôt principal était finalement annulé par le carry-back, les pénalités n'avaient plus lieu d'être.
Pourquoi la justice a-t-elle rejeté cette demande ? La Cour a rappelé que les pénalités (intérêts de retard, majorations) sont calculées sur les droits initialement éludés, au moment du fait générateur de l'impôt. Le report en arrière est une option de trésorerie qui intervient plus tard. Il ne remet pas en cause le fait que l'impôt était bien dû à l'origine. Le carry-back peut effacer l'impôt, mais pas les pénalités qui sanctionnent le manquement déclaratif initial.
Points clés à retenir
📌 Le report en arrière d'un déficit peut s'imputer sur un bénéfice rehaussé suite à un contrôle fiscal.
📌 Ce mécanisme génère une créance d'impôt qui peut annuler le supplément d'impôt sur les sociétés dû.
📌 Cependant, le report en arrière n'annule pas les pénalités (intérêts de retard, majorations) liées au redressement.
📌 Les pénalités restent dues car elles sanctionnent le manquement déclaratif initial.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque est de croire que le report en arrière efface toute la "dette" fiscale, pénalités comprises, et d'avoir une mauvaise surprise en trésorerie.
✅ Il est essentiel de bien distinguer l'impôt en principal (qui peut être annulé par la créance de carry-back) et les pénalités (qui restent dues à l'État).
Les équipes du cabinet Agora SEA vous assistent dans vos relations avec l'administration fiscale, y compris après un contrôle, pour utiliser au mieux les options qui s'offrent à vous.
Questions fréquentes
❓Qu'est-ce que l'intérêt de retard ? C'est une pénalité calculée par l'administration fiscale sur un impôt qui n'a pas été payé à temps. Son taux est fixé par la loi.
❓Le report en avant est-il différent ? Oui, le report en avant consiste à imputer le déficit sur les bénéfices des années futures. C'est l'option par défaut, moins complexe mais sans effet de trésorerie immédiat.
❓Puis-je utiliser ma créance de carry-back pour payer les pénalités ? Oui, la créance née du report en arrière peut être utilisée pour payer tout impôt ou taxe dû à l'État, y compris les pénalités. Mais elle ne les annule pas juridiquement.
📩 Vous sortez d'un contrôle fiscal ? Nous pouvons vous aider. Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
LMNP et plus-values : les amortissements déduits sont bien à réintégrer
Actualité fiscale - 22 avril 2026 - Source : Rép. Min. Sophie Mette JOAN 24 mars 2026 n° 10097
La loi de finances pour 2025 a durci le calcul de la plus-value de cession pour les loueurs en meublé non professionnels (LMNP). Une réponse ministérielle vient de confirmer que cette nouvelle règle s'applique à toutes les cessions depuis février 2025 et qu'il faut bien prendre en compte tous les amortissements déduits par le passé.
Quel est le changement dans le calcul de la plus-value ? Auparavant, le régime LMNP était très avantageux : il permettait de déduire des amortissements pour réduire (voire annuler) l'impôt sur les loyers, tout en bénéficiant du régime des plus-values des particuliers lors de la revente (qui ne tenait pas compte de ces amortissements). La loi de finances pour 2025 a mis fin à ce double avantage : pour les cessions depuis le 15 février 2025, la plus-value est désormais calculée en réintégrant les amortissements qui ont été fiscalement déduits.
Quelles étaient les incertitudes ? Deux questions se posaient :
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Cette règle s'applique-t-elle aux locations déjà en cours avant la loi ?
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Faut-il réintégrer tous les amortissements déduits depuis le début de la location, ou seulement ceux déduits depuis la nouvelle loi ?
Quelles sont les clarifications de la réponse ministérielle ? La réponse est sans ambiguïté et confirme l'interprétation la plus dure de la loi :
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La nouvelle règle s'applique bien à toutes les cessions intervenant depuis le 15 février 2025, quel que soit le moment où la location a commencé.
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Il faut tenir compte de l'ensemble des amortissements qui ont été déduits depuis le tout début de la location meublée.
Points clés à retenir
📌 Le calcul de la plus-value de cession en LMNP est durci depuis le 15 février 2025.
📌 Il faut désormais ajouter au gain de cession tous les amortissements qui ont été fiscalement déduits.
📌 Cette règle s'applique aux locations anciennes comme aux nouvelles.
📌 L'intégralité des amortissements déduits depuis l'origine doit être prise en compte.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque est de calculer sa plus-value selon l'ancienne méthode et de subir un redressement fiscal parfois très significatif. L'impact fiscal de la cession d'un bien en LMNP peut désormais être beaucoup plus élevé qu'auparavant.
✅ Avant toute vente d'un bien loué en meublé, il est fortement recommandé de réaliser une simulation précise de la plus-value afin d'anticiper le coût fiscal réel et d'éviter toute mauvaise surprise.
Les équipes du cabinet Agora SEA assurent une veille constante sur l'évolution des règles fiscales liées à l'immobilier afin de sécuriser vos projets et vos décisions patrimoniales.
Questions fréquentes
❓ Cette règle concerne-t-elle uniquement les nouveaux investissements LMNP ?
Non. Elle s'applique à toutes les cessions réalisées depuis le 15 février 2025, y compris pour des biens acquis et amortis depuis de nombreuses années.
❓ Les amortissements non pratiqués doivent-ils être réintégrés ?
Non. Seuls les amortissements effectivement déduits fiscalement doivent être pris en compte dans le calcul de la plus-value.
❓ Cette nouvelle règle remet-elle en cause l'intérêt du régime LMNP ?
Le régime LMNP reste intéressant pour la fiscalité des loyers, mais la stratégie de sortie (revente du bien) doit désormais être étudiée avec attention, car l'impact fiscal peut être sensiblement alourdi.
📩 Pour toute question sur la fiscalité immobilière ou la revente d'un bien en LMNP,
contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Manquements multiples au CDD : l’addition peut être salée
Actualité sociale - 22 avril 2026 - Source : Cass. soc. 25 mars 2026, n° 23-19526
La gestion des contrats à durée déterminée (CDD) impose un formalisme strict. Une décision de la Cour de cassation vient rappeler que plusieurs manquements de l'employeur sur un même contrat peuvent entraîner un cumul de sanctions financières, même si ces manquements aboutissent à une requalification en CDI.
Quelles sont les obligations de l'employeur lors d'un CDD ? Parmi les nombreuses règles, deux sont fondamentales :
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Le recours au CDD doit être justifié et ne doit pas avoir pour objet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise.
-
Le contrat doit être transmis au salarié au plus tard dans les 2 jours ouvrables suivant l'embauche.
Quelle erreur peut entraîner un cumul de sanctions ? Dans l'affaire jugée, un employeur avait recours à des CDD successifs pour un même poste (ce qui a entraîné une requalification en CDI) et, de surcroît, remettait systématiquement chaque contrat en retard au salarié. Le salarié a demandé à la fois la requalification en CDI (avec l'indemnité correspondante) ET une indemnité spécifique pour la remise tardive des contrats.
Pourquoi les deux sanctions peuvent-elles se cumuler ? La Cour de cassation juge que les deux sanctions ne réparent pas le même préjudice :
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L'indemnité de requalification sanctionne le recours abusif au CDD.
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L'indemnité pour transmission tardive (qui peut aller jusqu'à 1 mois de salaire) sanctionne le non-respect d'une règle de formalisme destinée à informer le salarié sur la nature de son contrat. Dès lors que les deux manquements sont prouvés, les deux indemnités sont dues.
Points clés à retenir
📌 Le non-respect des règles du CDD peut coûter cher.
📌 La sanction pour recours abusif (requalification en CDI) et celle pour remise tardive du contrat peuvent se cumuler.
📌 Ces deux indemnités visent à réparer des préjudices distincts.
📌 La requalification en CDI n'absorbe pas les autres sanctions liées aux manquements de l'employeur.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque est de penser qu'une requalification en CDI "efface" les autres erreurs de formalisme et de se voir condamné à payer une indemnité supplémentaire.
✅ Il est impératif d'être doublement vigilant : sur le motif de recours au CDD et sur le respect scrupuleux de toutes les règles de forme, notamment le délai de transmission.
Les équipes du cabinet Agora SEA sécurisent votre gestion des contrats de travail pour prévenir les risques de contentieux et les condamnations financières.
Questions fréquentes
❓Quel est le délai exact pour remettre un CDD ? L'employeur doit transmettre le contrat au salarié, signé, dans un délai maximum de 2 jours ouvrables après le début du travail.
❓À combien s'élève l'indemnité de requalification ? Elle est au minimum d'un mois de salaire.
❓Ce cumul est-il automatique ? Non, le salarié doit en faire la demande devant le juge et prouver les deux manquements distincts de l'employeur.
📩 Votre gestion des CDD est-elle irréprochable ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.

Newsletter d'avril 2026 : Dirigeants, êtes-vous à jour ?
21 avril 2026 - Source : Agora SEA nl n°114
Les règles évoluent, les contrôles se renforcent… et certaines décisions peuvent avoir des impacts immédiats sur votre activité.
Dans cette nouvelle édition de notre newsletter, nous faisons le point sur plusieurs sujets concrets qui concernent directement les dirigeants et les entreprises en 2026.
Ce qu’il faut retenir ce mois-ci
➡️ Travail le 1er mai : êtes-vous concerné ?
Des contrôles ont récemment été opérés et certaines entreprises ont été sanctionnées. Un assouplissement est envisagé, mais les règles restent strictes à ce jour.
➡️ Départ à la retraite du dirigeant : quelle fiscalité appliquer ?
Entre prélèvement forfaitaire unique et barème de l’impôt sur le revenu, les choix peuvent avoir un impact significatif sur le montant de l’imposition.
➡️ TVA et locaux mixtes : attention à la déduction
Lorsque votre immeuble comprend à la fois des locaux professionnels et d’habitation, les règles de déduction de TVA doivent être maîtrisées.
➡️ Passeport de prévention : nouvelles obligations
Depuis mars 2026, les employeurs doivent assurer un suivi rigoureux des formations en santé et sécurité, sous peine de sanctions.
Pourquoi ces sujets sont importants
Ces évolutions ne sont pas uniquement réglementaires. Elles impactent directement :
• votre organisation
• votre fiscalité
• vos obligations sociales
• et votre niveau de risque en cas de contrôle
Une mauvaise interprétation peut entraîner des conséquences financières immédiates.
Notre accompagnement
Chez Agora SEA, nous accompagnons les dirigeants pour sécuriser leurs décisions, anticiper les évolutions et piloter leur activité en toute sérénité.
👉 Contactez votre chargé(e) de mission habituel(le) ou envoyez-nous un courriel à info@agora-sea.fr
📩 Retrouvez l'analyse complète dans notre newsletter mensuelle.
Hausse du coût de l’énergie : l'URSSAF propose des mesures de soutien
Actualité sociale - 21 avril 2026 - Source : Urssaf
Face à la hausse des coûts de l'énergie et du carburant, l'URSSAF a activé des mesures d'accompagnement pour soutenir la trésorerie des entreprises et des travailleurs indépendants en difficulté. Ces aides visent à donner de la flexibilité dans le paiement des cotisations sociales.
Quelles sont les aides proposées aux employeurs ? Les employeurs (y compris les employeurs de marins) dont l'activité est impactée peuvent demander un délai de paiement pour leurs cotisations patronales. Cet étalement peut aller jusqu'à 12 mois (voire plus dans des cas exceptionnels) et est accordé sans application des pénalités ou majorations de retard. L'employeur reste cependant tenu de payer la part salariale des cotisations aux dates prévues.
Quelles sont les aides pour les travailleurs indépendants ? Les indépendants (y compris les marins non-salariés) bénéficient de plusieurs leviers :
-
Un délai de paiement similaire à celui des employeurs, pouvant aller jusqu'à 12 mois sans pénalités.
-
La possibilité de demander une modulation de leurs cotisations provisionnelles à la baisse, pour ajuster immédiatement leurs paiements à leur revenu réel estimé pour l'année.
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La possibilité de solliciter une aide financière exceptionnelle auprès de l'action sociale du CPSTI (Conseil de la Protection Sociale des Travailleurs Indépendants).
Comment demander ces aides ? Pour toutes ces mesures, la démarche doit être initiée par l'entreprise ou l'indépendant. Il est conseillé de contacter son URSSAF via la messagerie sécurisée de son espace en ligne ou par téléphone (3957 pour les employeurs, 3698 pour les indépendants) pour exposer sa situation et formuler sa demande.
Points clés à retenir
📌 L'URSSAF propose des délais de paiement pour les cotisations patronales et les cotisations des indépendants.
📌 Ces délais peuvent aller jusqu'à 12 mois et sont accordés sans pénalités.
📌 Les indépendants peuvent aussi moduler leurs acomptes et demander une aide de l'action sociale.
📌 Ces aides ne sont pas automatiques et nécessitent une démarche active auprès de l'URSSAF.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque est de subir des difficultés de trésorerie sans oser contacter l'URSSAF, ce qui peut mener à des retards de paiement, des pénalités et une situation encore plus compliquée.
✅ Il est recommandé d'anticiper. Dès que vous prévoyez des difficultés à honorer une échéance, contactez l'URSSAF pour négocier un plan d'apurement. Un dialogue proactif est toujours mieux perçu.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous accompagnent dans la gestion de votre trésorerie et dans vos relations avec les organismes sociaux pour trouver les solutions les plus adaptées.
Questions fréquentes
❓Dois-je justifier mes difficultés ? Oui, il faut pouvoir expliquer en quoi la hausse des coûts de l'énergie impacte votre trésorerie et vous empêche de payer vos cotisations à l'échéance.
❓Le report concerne-t-il toutes les cotisations ? Pour les employeurs, le report ne concerne que la part patronale. La part salariale, prélevée sur le salaire du personnel, doit impérativement être reversée à la date prévue.
❓L'aide de l'action sociale est-elle un prêt ? Non, il s'agit d'une aide financière non remboursable, accordée sur dossier pour aider à faire face à une difficulté ponctuelle.
📩 Votre trésorerie est sous tension ? N'attendez pas. Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Logiciels de caisse : retour de l'attestation individuelle de l'éditeur
Actualité fiscale - 21 avril 2026 - Source : BOFIP
La loi anti-fraude à la TVA impose aux commerçants d'utiliser des logiciels de caisse sécurisés et certifiés. Après une courte suppression, la loi de finances pour 2026 a rétabli une voie de justification très utilisée : l'attestation individuelle fournie par l'éditeur du logiciel.
Comment prouver la conformité de son logiciel de caisse ? Pour prouver à l'administration fiscale que son système de caisse est conforme, un commerçant assujetti à la TVA a deux options :
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Présenter un certificat délivré par un organisme accrédité.
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Présenter une attestation individuelle nominative fournie par l'éditeur du logiciel. La loi de finances pour 2025 avait supprimé la seconde option, mais celle pour 2026 l'a finalement réintroduite.
Quelles sont les conditions de validité de l'attestation ? L'administration fiscale a précisé les règles. Une simple mention dans les conditions générales de vente ne suffit pas. L'attestation doit être un document formel, remis à l'acheteur (sur papier ou en dématérialisé), qui :
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Comporte toutes les mentions obligatoires et la signature du représentant légal de l'éditeur.
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Est complété par le commerçant avec son identification et sa preuve d'achat.
L'attestation est-elle valable pour les futures mises à jour ? Oui, mais sous conditions. L'attestation initiale couvre les mises à jour "mineures" du logiciel. En revanche, toute nouvelle "version majeure" du logiciel impose à l'éditeur de fournir une nouvelle attestation de conformité à ses clients.
Points clés à retenir
📌 Il est de nouveau possible de justifier la conformité de son logiciel de caisse par une attestation de l'éditeur.
📌 Cette attestation doit être un document individuel et formel.
📌 Une attestation est valable pour les versions mineures du logiciel, mais pas pour les versions majeures.
📌 L'absence de justification de conformité est sanctionnée par une amende de 7 500 €.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque est de penser être en règle avec une simple facture ou des conditions générales de vente mentionnant la conformité, et de se voir infliger l'amende en cas de contrôle.
✅ Il est impératif de réclamer et de conserver précieusement l'attestation individuelle et nominative de votre éditeur de logiciel. Assurez-vous d'en obtenir une nouvelle à chaque mise à jour majeure.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous aident à vous assurer de votre conformité avec l'ensemble de vos obligations fiscales, y compris les plus techniques.
Questions fréquentes
❓Qui est concerné par cette obligation ? Tous les assujettis à la TVA qui enregistrent les règlements de leurs clients particuliers au moyen d'un logiciel ou système de caisse.
❓Que se passe-t-il en cas de contrôle sans attestation ? L'entreprise est sanctionnée par une amende de 7 500 € et dispose de 60 jours pour se mettre en conformité, sous peine d'une nouvelle amende.
❓Mon éditeur refuse de me fournir une attestation, que faire ? C'est un très mauvais signe sur la fiabilité et la conformité du logiciel. Il est urgent de le questionner et, potentiellement, de changer de solution pour ne pas prendre de risque.
📩 Votre entreprise est-elle prête pour un contrôle fiscal ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Cotisations sur heures supplémentaires et congés payés : l'administration clarifie
Actualité sociale - 21 avril 2026 - Source : BOSS
Une question complexe de paie vient d'être tranchée : quel est le régime social des heures supplémentaires structurelles maintenues pendant les congés payés ? Le Bulletin Officiel de la Sécurité Sociale (BOSS) confirme que ces heures, bien que non travaillées, bénéficient des exonérations sociales.
Quel était le point de départ ? La justice a récemment admis qu'un salarié dont le contrat prévoit des heures supplémentaires structurelles (par exemple, un forfait de 39h/semaine) doit continuer à percevoir la majoration pour ces heures lorsqu'il est en congés payés. La question restait de savoir si cette rémunération, correspondant à des heures non travaillées, pouvait bénéficier de la réduction de cotisations salariales et de la déduction forfaitaire patronale.
Quelle est la position de l'administration ? Dans une mise à jour du 30 mars, le BOSS a adopté une position favorable aux entreprises et aux salariés. Il est précisé que ces heures, bien que correspondant à une période de congé, doivent être traitées en paie comme de véritables heures supplémentaires.
Quelles sont les conséquences en paie ? Cette clarification signifie que la rémunération maintenue au titre des heures supplémentaires structurelles pendant les congés payés ouvre droit :
-
À la réduction de cotisations salariales pour le salarié.
-
À la déduction forfaitaire de cotisations patronales pour les entreprises de moins de 250 salariés.
Points clés à retenir
📌 Les heures supplémentaires structurelles maintenues pendant les congés payés sont considérées comme de vraies heures supplémentaires.
📌 Elles ouvrent droit aux exonérations sociales habituelles (réduction salariale et déduction patronale).
📌 Cette position est issue d'une mise à jour du BOSS et est donc opposable à l'URSSAF.
📌 Cela sécurise les pratiques de paie des entreprises concernées.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque était de ne pas appliquer les exonérations sur ces heures par prudence, pénalisant ainsi le salarié et l'entreprise, ou de les appliquer et de risquer un redressement. Cette clarification lève l'incertitude.
✅ Il est recommandé de vérifier que votre logiciel de paie est bien paramétré pour appliquer les exonérations sur la majoration des heures supplémentaires maintenues pendant les congés payés.
Les équipes du cabinet Agora SEA assurent une veille sociale constante pour vous garantir une paie juste et conforme, en intégrant les dernières évolutions de la doctrine administrative.
Questions fréquentes
❓Cela concerne-t-il toutes les heures supplémentaires ? Non, cela concerne spécifiquement les heures supplémentaires dites "structurelles", c'est-à-dire celles prévues de manière fixe au contrat de travail (ex: forfait 39h).
❓Qu'en est-il des heures supplémentaires exceptionnelles ? Si un salarié fait des heures supplémentaires de manière ponctuelle, celles-ci ne sont pas maintenues pendant ses congés payés. La question ne se pose donc pas.
❓Cette règle est-elle rétroactive ? La mise à jour du BOSS clarifie la règle pour l'avenir. Pour le passé, les entreprises qui ont appliqué les exonérations voient leur pratique validée.
📩 Vous voulez être certain que votre paie est 100% conforme ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Salariés grévistes : une rémunération est-elle possible ?
Actualité sociale - 20 avril 2026 - Source : Cass. soc. 18 mars 2026, n° 23-22737
Le droit de grève est un droit fondamental, mais il a pour conséquence la suspension du contrat de travail et du salaire. Une décision de la Cour de cassation rappelle le cas très exceptionnel où un gréviste peut obtenir une indemnité compensant sa perte de salaire, et précise le délai pour agir en justice.
Quel est le principe en matière de rémunération des grévistes ? Le principe est simple : "pas de travail, pas de salaire". La grève suspend le contrat de travail, l'employeur n'est donc pas tenu de rémunérer les salariés pour les heures ou jours non travaillés. C'est ce qu'on appelle la retenue sur salaire pour fait de grève.
Dans quel cas exceptionnel un gréviste peut-il être payé ? La justice admet une seule exception : lorsque la grève est la conséquence directe d'un manquement grave et délibéré de l'employeur à ses obligations essentielles. Si les salariés ont été contraints de cesser le travail pour défendre leurs droits face à une faute caractérisée de l'employeur (ex: non-paiement répété des salaires, manquement grave à la sécurité), ils peuvent demander au juge une indemnité qui compense la perte de salaire.
Quel est le délai pour agir en justice ? La Cour de cassation a clarifié ce point : l'action en paiement de cette indemnité compensatrice est considérée comme une action en paiement de salaire. Elle est donc soumise à la prescription de 3 ans. Ce délai commence à courir non pas au début de la grève, mais au jour où celle-ci prend fin.
Points clés à retenir
📌 Le principe est la non-rémunération des jours de grève.
📌 Une indemnisation est possible uniquement si la grève est due à un manquement grave et délibéré de l'employeur.
📌 L'action en justice pour obtenir cette indemnité est une créance de nature salariale.
📌 Le délai de prescription pour agir est de 3 ans à compter de la fin de la grève.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Pour l'employeur, le risque est de sous-estimer la gravité de ses manquements et de se voir condamné à payer les salaires d'une période de grève. Pour les salariés, le risque est d'engager une action sans pouvoir prouver la faute grave de l'employeur.
✅ Il est recommandé à l'employeur de maintenir un dialogue social constant pour éviter que les situations ne dégénèrent. En cas de manquement avéré, il est préférable de le corriger rapidement plutôt que de risquer un conflit dur.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous conseillent dans la gestion des relations sociales et la prévention des conflits collectifs.
Questions fréquentes
❓Qu'est-ce qu'un "manquement grave et délibéré" ? Il s'agit d'une faute de l'employeur qui porte atteinte à des droits fondamentaux des salariés (sécurité, paiement du salaire, dignité) et qui n'est pas une simple erreur ou négligence.
❓Si la grève est jugée illicite, puis-je être payé ? Non, absolument pas. Si la grève est illicite, non seulement le salarié n'est pas payé, mais il peut en plus être sanctionné disciplinairement.
❓Le délai de 3 ans est-il strict ? Oui, une fois le délai de 3 ans passé après la fin de la grève, l'action en justice est irrecevable.
📩 Vous faites face à un conflit social dans votre entreprise ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
BTP : qui doit payer l’indemnité de congés payés ?
Actualité sociale - 20 avril 2026 - Source : Cass. soc. 25 mars 2026, n° 25-10051
Dans le secteur du BTP, la gestion des congés payés est spécifique : elle est mutualisée et gérée par des caisses dédiées. Une décision de la Cour de cassation vient préciser les conditions dans lesquelles la caisse, et non l'employeur, est tenue de verser l'indemnité au salarié.
Comment fonctionne le système des congés payés dans le BTP ? Contrairement au régime général, ce n'est pas l'employeur qui paie directement l'indemnité de congés payés au salarié. L'employeur verse des cotisations à une caisse de congés payés, et c'est cette caisse qui se substitue à lui pour indemniser le salarié lorsqu'il prend ses vacances.
Quelle condition doit être remplie pour que la caisse paie ? Dans l'affaire jugée, un salarié réclamait le paiement de ses congés. La Cour de cassation rappelle un principe essentiel : pour que la caisse soit condamnée à payer, le juge doit d'abord vérifier que l'employeur a bien rempli ses propres obligations. L'employeur doit avoir pris les mesures nécessaires pour que le salarié puisse effectivement faire valoir ses droits auprès de la caisse.
Que se passe-t-il si l'employeur n'a pas payé toutes ses cotisations ? La responsabilité de la caisse est directement liée aux cotisations versées par l'employeur. Si l'employeur est défaillant, la caisse ne versera l'indemnité au salarié qu'à proportion des cotisations qui ont été effectivement payées par rapport à la période de travail. Le salarié ne sera donc que partiellement indemnisé par la caisse.
Points clés à retenir
📌 Dans le BTP, la caisse de congés payés se substitue à l'employeur pour le paiement des indemnités.
📌 La caisse n'est tenue de payer que si l'employeur a rempli ses obligations déclaratives.
📌 En cas de non-paiement des cotisations par l'employeur, la caisse ne paie qu'à due proportion.
📌 Le juge doit vérifier le rôle de l'employeur avant de pouvoir condamner la caisse.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Pour l'employeur du BTP, le risque est de mal effectuer ses déclarations, ce qui pourrait l'exposer à un recours du salarié si ce dernier ne peut pas obtenir son indemnité de la caisse.
✅ Il est impératif de s'assurer d'être à jour de ses déclarations et cotisations auprès de la caisse de congés payés pour garantir les droits des salariés et se dégager de toute responsabilité.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous accompagnent dans la gestion de vos obligations sociales spécifiques au secteur du BTP pour sécuriser votre entreprise.
Questions fréquentes
❓Si la caisse ne me paie pas, puis-je me retourner contre mon employeur ? Oui, si le défaut de paiement de la caisse est dû à une faute de l'employeur (non-déclaration, non-paiement des cotisations), la responsabilité de ce dernier est engagée.
❓Comment savoir si mon employeur est à jour ? La caisse de congés payés est votre interlocuteur. Elle peut vous informer sur l'état des droits que vous avez acquis grâce aux déclarations de votre employeur.
❓Ce système concerne-t-il d'autres secteurs ? Oui, un système de caisse similaire existe notamment pour les intermittents du spectacle et les transporteurs routiers.
📩 Vous êtes une entreprise du BTP et souhaitez sécuriser votre gestion sociale ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Bail commercial : l’exception d’inexécution peut bloquer la clause résolutoire
Droit des affaires / Droit des sociétés - 17 avril 2026 - Source : Cass. Civ. 5 mars 2026 n° 24-15820
Le non-paiement du loyer est la cause la plus fréquente de résiliation d'un bail commercial. Cependant, une décision de la Cour de cassation rappelle que le locataire dispose d'un moyen de défense redoutable si le bailleur manque lui-même à ses obligations : l'exception d'inexécution.
Comment fonctionne la clause résolutoire ? La plupart des baux commerciaux contiennent une "clause résolutoire" qui permet au bailleur de résilier le bail si le locataire ne paie pas son loyer. Pour l'activer, le bailleur doit d'abord envoyer un "commandement de payer". Si le locataire ne paie pas dans le mois qui suit, le bailleur peut demander au juge de constater la résiliation du bail.
Qu'est-ce que l'exception d'inexécution ? C'est un principe de droit des contrats qui permet à une partie de suspendre sa propre obligation (payer le loyer) si l'autre partie n'exécute pas la sienne (délivrer un local conforme). Dans cette affaire, un locataire avait cessé de payer ses loyers car le bailleur refusait de réaliser des travaux de mise en conformité qui rendaient le local impropre à son usage.
Pourquoi la justice a-t-elle donné raison au locataire ? La Cour de cassation a jugé que si le manquement du bailleur est suffisamment grave pour empêcher le locataire d'utiliser normalement les lieux, ce dernier a le droit de suspendre le paiement de ses loyers. Cet argument (l'exception d'inexécution) peut être opposé au bailleur qui tente d'activer la clause résolutoire. Le juge n'a pas à constater la résiliation du bail si la défense du locataire est légitime.
Points clés à retenir
📌 Le locataire peut suspendre le paiement du loyer si le bailleur manque gravement à ses propres obligations.
📌 Ce moyen de défense, l'exception d'inexécution, peut paralyser les effets d'une clause résolutoire.
📌 Le manquement du bailleur doit rendre les locaux impropres à l'usage prévu au bail.
📌 Le locataire n'a pas besoin de demander préalablement au juge l'autorisation de suspendre ses paiements.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Pour le bailleur, le risque est de délivrer un commandement de payer alors qu'il est lui-même en tort, et de voir sa demande de résiliation rejetée. Pour le locataire, le risque est de suspendre les loyers pour un motif jugé insuffisant et de voir son bail résilié.
✅ Il est recommandé au bailleur de s'assurer qu'il respecte bien son obligation de délivrance. Il est conseillé au locataire de ne recourir à ce moyen qu'en cas de manquement grave et prouvé du bailleur, et après l'avoir mis en demeure d'agir.
Questions fréquentes
❓Tous les manquements du bailleur justifient-ils l'arrêt du paiement des loyers ? Non, le manquement doit être suffisamment grave. Une simple gêne ne suffit pas. Le local doit être devenu "impropre à sa destination".
❓Le locataire doit-il continuer à payer les charges ? Le principe s'applique au loyer, mais pourrait s'étendre aux charges
Les équipes
si celles-ci sont la contrepartie de services non rendus par le bailleur. La prudence est de mise.
❓Que doit faire le locataire avant de suspendre ses paiements ? Il est fortement conseillé d'envoyer une lettre de mise en demeure au bailleur, lui demandant de réaliser ses obligations et l'informant qu'à défaut, les loyers seront suspendus.
📩 Vous rencontrez un litige lié à votre bail commercial ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Conflit au Moyen-Orient : un motif valable pour l'activité partielle ?
Actualité sociale - 17 avril 2026 - Source : travail-emploi.gouv.fr
Les tensions géopolitiques peuvent avoir un impact direct sur l'activité économique. Le ministère du Travail a publié des instructions pour clarifier les conditions dans lesquelles les entreprises affectées par le conflit au Moyen-Orient peuvent recourir au dispositif d'activité partielle.
Comment fonctionne l'activité partielle ? L'activité partielle (ou chômage partiel) est une aide qui permet à une entreprise, confrontée à des difficultés exceptionnelles, de réduire ou de suspendre son activité tout en recevant une allocation de l'État pour compenser la perte de salaire de ses employés.
Quelles entreprises sont éligibles en raison du conflit ? L'éligibilité est strictement encadrée et réservée aux entreprises dont l'activité est directement affectée. Deux cas de figure sont visés :
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Les entreprises de logistique, de fret ou de commerce directement touchées par la fermeture de voies maritimes (détroit d'Ormuz) ou des perturbations du trafic aérien.
-
Les entreprises subissant des ruptures d'approvisionnement critiques en matières premières à cause du conflit.
Quelles sont les conditions à respecter ? L'activité partielle n'est pas automatique. L'entreprise doit d'abord prouver qu'elle a cherché des solutions alternatives. Elle doit ensuite démontrer le lien de causalité direct entre le conflit et ses difficultés. Les entreprises subissant des conséquences indirectes (hausse générale du prix de l'énergie, baisse de la demande due à la conjoncture) ne sont pas éligibles à ce dispositif pour ce motif.
Points clés à retenir
📌 Seules les entreprises directement affectées par le conflit au Moyen-Orient peuvent demander l'activité partielle.
📌 Sont visées les entreprises de logistique et celles subissant des ruptures d'approvisionnement directes.
📌 Les conséquences indirectes comme la hausse des prix ne sont pas un motif d'éligibilité.
📌 L'éligibilité est étudiée au cas par cas par l'administration.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque est de déposer une demande d'activité partielle sur la base de difficultés indirectes (baisse de chiffre d'affaires, hausse des coûts) et de voir sa demande refusée, laissant l'entreprise sans solution pour gérer sa masse salariale.
✅ Il est recommandé, avant toute demande, de documenter précisément le lien direct entre le conflit et vos difficultés (contrats annulés, fournisseurs défaillants, etc.) et de démontrer l'impossibilité de trouver des alternatives.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous conseillent sur les dispositifs d'aide aux entreprises et vous aident à monter des dossiers solides pour maximiser vos chances de succès.
Questions fréquentes
❓Quel motif dois-je invoquer dans ma demande ? Les entreprises de logistique doivent utiliser le motif "toute autre circonstance de caractère exceptionnel". Celles en rupture d'approvisionnement doivent utiliser "difficultés d’approvisionnement en matières premières".
❓Mon fournisseur a augmenté ses prix à cause du conflit, suis-je éligible ? Non, une simple hausse de prix est considérée comme une conséquence indirecte et ne rend pas l'entreprise éligible à l'activité partielle pour ce motif.
❓Combien de temps l'aide peut-elle être accordée ? L'autorisation est accordée pour une durée limitée, et son renouvellement dépend de la persistance des difficultés directes.
📩 Votre entreprise subit l'impact d'une crise ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Intérêts versés aux associés : le taux plafond du premier trimestre 2026
Actualité fiscale - 16 avril 2026 - Source : Avis du 26 mars 2026 relatif à l'application des articles L. 314-6 du code de la consommation et L. 313-5-1 du code monétaire et financier concernant l'usure
Les sommes que les associés laissent dans les caisses de leur société peuvent être rémunérées par un intérêt. Pour que cet intérêt soit fiscalement déductible pour l'entreprise, il ne doit pas dépasser un taux plafond, qui vient d'être fixé pour le premier trimestre 2026.
Comment fonctionne la déduction des intérêts ? Lorsqu'un associé prête de l'argent à sa société (via son compte courant d'associé), la société peut lui verser des intérêts. Ces intérêts sont une charge financière. Pour être déductible du résultat imposable, cette charge doit respecter une limite : le taux d'intérêt ne doit pas être supérieur au taux effectif moyen pratiqué par les banques pour des prêts similaires.
Quel est le taux plafond pour le début de l'année 2026 ? Le taux de référence pour le premier trimestre 2026 a été fixé à 4,31 %. Ce taux sert de base pour calculer le taux maximal de déduction pour les entreprises qui clôturent leur exercice dans les mois à venir.
Comment calculer le taux maximal pour une clôture au 31 mars ? Pour une entreprise dont l'exercice de 12 mois se termine entre le 31 mars et le 29 juin 2026, le taux maximal est calculé en faisant la moyenne des taux trimestriels de référence sur sa période d'exercice. Par exemple :
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Pour un exercice clos au 31 mars 2026, le taux maximal de déduction est de 4,39 %.
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Pour un exercice clos au 30 avril 2026, il est de 4,37 %.
Points clés à retenir
📌 Le taux de référence pour le calcul des intérêts déductibles est de 4,31 % pour le 1er trimestre 2026.
📌 Le taux maximal de déduction pour un exercice clos au 31 mars 2026 est de 4,39 %.
📌 Les intérêts dépassant ce plafond doivent être réintégrés dans le résultat fiscal de la société.
📌 Ce mécanisme vise à éviter que les sociétés ne se versent des rémunérations déguisées et déductibles.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque est d'appliquer un taux d'intérêt trop élevé, de déduire l'intégralité de la charge et de subir un redressement fiscal sur la fraction excédentaire des intérêts.
✅ Il est impératif de vérifier le taux plafond applicable à votre date de clôture avant de calculer et de verser les intérêts dus aux associés.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous assistent dans le calcul et la déclaration de vos charges financières pour optimiser votre résultat fiscal en toute sécurité.
Questions fréquentes
❓Que se passe-t-il si je verse des intérêts supérieurs au taux plafond ? La société doit réintégrer fiscalement la part des intérêts qui dépasse le plafond. L'associé, lui, est imposé sur la totalité des intérêts perçus.
❓Ce taux s'applique-t-il à tous les associés ? Oui, il s'applique aux sommes mises à disposition par tous les associés, qu'ils soient dirigeants ou non.
❓Ce taux change-t-il souvent ? Oui, il est mis à jour chaque trimestre en fonction de l'évolution des taux d'intérêt du marché.
📩 Vous souhaitez optimiser la gestion de vos comptes courants d'associés ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Exonération aide à domicile : l'âge requis pour l'employeur passe à 80 ans
Actualité sociale - 16 avril 2026 - Source : Décret n° 2026-261 du 8 avril 2026
L'exonération de cotisations patronales pour l'emploi d'une aide à domicile est un dispositif de soutien important. Un décret vient de modifier l'une de ses conditions d'application, en rehaussant l'âge minimum requis pour les particuliers employeurs.
Quel est le principe de l'exonération ? Certaines personnes peuvent bénéficier d'une exonération d'une partie des cotisations patronales de sécurité sociale lorsqu'elles emploient une aide à domicile. Ce dispositif vise à alléger le coût du maintien à domicile pour les publics les plus fragiles.
Quel est le changement apporté par le décret ? Jusqu'à présent, l'exonération était ouverte, sous certaines conditions, aux personnes âgées d'au moins 70 ans. Le décret rehausse cette condition d'âge :
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Pour les personnes qui emploient directement une aide à domicile, l'âge minimum pour bénéficier de l'exonération est désormais fixé à 80 ans.
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Pour un couple, il suffit qu'un des deux membres ait atteint cet âge de 80 ans.
Qu'en est-il des autres situations ? Le décret ne modifie pas les autres cas d'ouverture du droit. L'âge de 70 ans reste la référence pour les autres situations couvertes par le dispositif, notamment pour les personnes qui ne sont pas en emploi direct ou pour d'autres cas de dépendance. Ces nouvelles règles sont entrées en vigueur au 1er janvier 2026.
Points clés à retenir
📌 L'âge pour bénéficier de l'exonération "aide à domicile" pour un particulier employeur passe de 70 à 80 ans.
📌 Cette mesure est applicable depuis le 1er janvier 2026.
📌 Pour les couples, un seul des deux membres doit remplir la condition d'âge.
📌 Les autres cas d'exonération (liés à la dépendance, etc.) ne sont pas modifiés et conservent le seuil de 70 ans.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque pour un particulier employeur est de continuer à appliquer l'exonération entre 70 et 79 ans et de subir un redressement de l'URSSAF.
✅ Il est impératif pour les employeurs concernés de mettre à jour leur situation et de s'assurer de bien verser l'intégralité des cotisations dues s'ils n'ont pas encore atteint 80 ans.
Les équipes du cabinet Agora SEA peuvent vous assister dans vos démarches de particulier employeur pour garantir votre conformité avec la législation sociale.
Questions fréquentes
❓Je viens d'avoir 75 ans, est-ce que je perds mon exonération ? Oui, si vous êtes en emploi direct, l'exonération n'est plus applicable pour vous depuis le 1er janvier 2026. Vous ne pourrez en bénéficier à nouveau qu'à vos 80 ans.
❓Mon conjoint a 81 ans et j'en ai 78, avons-nous droit à l'exonération ? Oui, il suffit qu'un seul des deux membres du couple ait atteint 80 ans pour que le foyer puisse bénéficier de l'exonération.
❓Ce changement est-il rétroactif ? Le texte s'applique pour les rémunérations versées depuis le 1er janvier 2026.
📩 Vous êtes particulier employeur et avez des questions ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Clap de fin pour l’exonération sociale liée à la médaille du travail
Actualité sociale - 14 avril 2026 - Source : BOSS
Les gratifications versées par les employeurs à l'occasion de la remise de la médaille d'honneur du travail bénéficiaient d'une exonération de cotisations sociales. Cette tolérance administrative, longtemps appliquée, prendra fin le 31 décembre 2026.
Comment fonctionnait l'exonération ? L'exonération de cotisations sociales des primes de médaille du travail n'était pas inscrite dans la loi. Il s'agissait d'une "tolérance" de l'administration, alignée sur l'exonération d'impôt sur le revenu dont bénéficiaient ces mêmes primes.
Quelle est la cause de ce changement ? La loi de finances pour 2026 a supprimé l'exonération fiscale (impôt sur le revenu) des gratifications liées à la médaille du travail. L'exonération sociale (cotisations) n'ayant plus de fondement fiscal sur lequel s'appuyer, l'administration a décidé de la supprimer également.
Quel est le calendrier de cette suppression ? Pour permettre aux entreprises de s'adapter, une période transitoire a été mise en place :
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Les gratifications versées jusqu'au 31 décembre 2026 peuvent encore bénéficier de la tolérance et être exonérées de cotisations sociales.
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Toutes les gratifications versées à partir du 1er janvier 2027 seront intégralement soumises à cotisations sociales.
Points clés à retenir
📌 L'exonération de cotisations sociales sur les primes de médaille du travail est supprimée.
📌 Cette suppression fait suite à la suppression de l'exonération fiscale.
📌 Une période transitoire est maintenue jusqu'au 31 décembre 2026.
📌 À partir du 1er janvier 2027, ces primes seront soumises à cotisations.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque est d'oublier cette échéance et de continuer à appliquer une exonération en 2027, ce qui exposerait l'entreprise à un redressement URSSAF.
✅ Il est recommandé d'anticiper ce changement dans vos budgets prévisionnels et d'informer vos services de paie de la nouvelle règle applicable dès janvier 2027.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous aident à rester en conformité avec une législation sociale en constante évolution et à sécuriser votre paie.
Questions fréquentes
❓Le montant de la prime a-t-il une importance ? Jusqu'au 31 décembre 2026, l'exonération est admise si la prime ne dépasse pas le salaire de base mensuel du salarié. À partir de 2027, le montant n'aura plus d'importance, la prime sera soumise à cotisations dans tous les cas.
❓Cela concerne-t-il toutes les médailles du travail ? Oui, cela concerne toutes les gratifications versées à l'occasion de la remise de la médaille d'honneur du travail (argent, vermeil, or, grand or).
❓Dois-je faire quelque chose pour les primes versées en 2025 ou 2026 ? Non, si vous avez respecté les conditions de la tolérance (montant notamment), vous n'avez rien à changer pour les versements effectués jusqu'au 31 décembre 2026.
📩 Votre politique de rémunération est-elle à jour ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
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