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Facturation électronique 2026–2027 : le compte à rebours est lancé
Actualité fiscale - 29 avril 2026 - Source : agora-sea.fr
La facturation électronique n’est plus un projet lointain.
C’est une obligation légale qui va concerner toutes les entreprises, sans exception.
📅 À partir du 1er septembre 2026
Toutes les entreprises devront être capables de recevoir des factures électroniques.
📅 À partir du 1er septembre 2027
Les PME, TPE et micro-entrepreneurs devront également émettre leurs factures au format électronique.
Et non, il ne s’agira plus d’envoyer un simple PDF par mail.
Les factures devront passer par des plateformes agréées et respecter des formats normés permettant leur traitement automatisé.
❗ Pourquoi agir maintenant ?
Parce que cette réforme va transformer en profondeur votre organisation :
✔ Choix d’une plateforme adaptée
✔ Adaptation des logiciels
✔ Formation des équipes
✔ Sécurisation des flux et des données
Repousser, c’est prendre le risque de subir…
Anticiper, c’est garder la maîtrise.
🎯 Chefs d’entreprise : êtes-vous prêts ?
Beaucoup pensent encore avoir le temps.
En réalité, les décisions doivent être prises dès maintenant pour éviter la précipitation à l’approche des échéances.
👉 Notre article vous explique simplement :
✔ Qui est concerné
✔ Les échéances à respecter
✔ Les obligations concrètes
✔ Les premières actions à engager
🔗 À lire ici :
https://www.agora-sea.fr/facturation-electronique-obligatoire-entreprises-2026-2027
💬 Notre conseil
La facturation électronique n’est pas qu’une contrainte.
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Et comme souvent…
ceux qui anticipent gagnent du temps, de l’argent et de la sérénité.
Cotisations des expatriés à la CFE : les barèmes sont révisés
Actualité sociale - 27 avril 2026 - Source : Arrêté du 6 mars 2026
La Caisse des Français de l'Étranger (CFE) permet aux expatriés de continuer à bénéficier d'une protection sociale "à la française". Un arrêté vient de mettre à jour les modalités de calcul des cotisations forfaitaires pour l'assurance maladie-maternité.
Qu'est-ce que la CFE ? La CFE est un organisme de sécurité sociale qui offre aux Français vivant à l'étranger la possibilité de s'assurer volontairement contre les risques maladie, maternité, invalidité, accidents du travail et vieillesse. C'est une solution pour maintenir un lien avec le système de protection sociale français.
Comment sont calculées les cotisations ? Les cotisations à la CFE ne sont pas toujours proportionnelles au revenu. Pour l'assurance maladie-maternité, elles peuvent être forfaitaires. L'arrêté du 6 mars 2026 vient préciser et moduler ces forfaits.
Quels sont les critères de modulation des cotisations ? Le montant de la cotisation forfaitaire n'est pas le même pour tout le monde. Il peut varier en fonction de plusieurs critères :
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La catégorie d'âge de l'assuré.
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La composition familiale (seul, en couple, avec enfants).
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Le niveau de ressources de l'assuré.
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L'ancienneté de l'adhésion à la CFE. Pour les entreprises qui assurent leurs salariés expatriés, le nombre de salariés adhérents est aussi un critère.
Points clés à retenir
📌 Les cotisations forfaitaires à la CFE pour l'assurance maladie-maternité sont modulées.
📌 Les nouveaux barèmes tiennent compte de l'âge, de la situation familiale, des revenus et de l'ancienneté.
📌 Cette révision vise à ajuster le coût de l'assurance à la situation de chaque expatrié ou entreprise.
📌 Les adhérents doivent se référer aux nouvelles grilles tarifaires de la CFE.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Pour les entreprises envoyant des salariés à l'étranger, le risque est de mal budgéter le coût de la protection sociale et de ne pas choisir l'option la plus adaptée au profil du salarié.
✅ Il est recommandé d'étudier attentivement les différentes options d'assurance pour les expatriés (CFE, assurances privées, droit local) et de comparer les coûts et les niveaux de couverture en fonction des nouveaux barèmes.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous conseillent sur les aspects sociaux de la mobilité internationale pour construire des packages de rémunération et de protection attractifs et conformes.
Questions fréquentes
❓L'adhésion à la CFE est-elle obligatoire ? Non, c'est une adhésion volontaire, à l'initiative du particulier ou de son employeur.
❓La CFE rembourse-t-elle les soins partout dans le monde ? Oui, la CFE couvre les soins reçus à l'étranger et également lors de séjours temporaires en France. Les remboursements se font sur la base des tarifs de la sécurité sociale française.
❓Est-il conseillé de prendre une assurance complémentaire en plus de la CFE ? Oui, très souvent. Comme la sécurité sociale en France, la CFE ne rembourse pas 100% des frais. Une mutuelle complémentaire est indispensable pour couvrir le reste à charge, surtout dans les pays où les frais de santé sont élevés.
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Revalorisation du Revenu de Solidarité Active (RSA)
Actualité sociale - 27 avril 2026 - Source : Décrets n° 2026-220 et 221 du 30 mars 2026
Comme chaque année, le montant forfaitaire du Revenu de Solidarité Active (RSA) fait l'objet d'une revalorisation pour tenir compte de l'inflation. Deux décrets ont officialisé les nouveaux montants applicables à partir du 1er avril 2026.
Qu'est-ce que le RSA ? Le RSA est une prestation sociale destinée à garantir un revenu minimum aux personnes sans ressources ou disposant de très faibles revenus. Son montant varie en fonction de la composition du foyer (personne seule, couple, nombre d'enfants).
Quel est le nouveau montant ? À compter des allocations dues pour le mois d'avril 2026 (versées début mai), le montant forfaitaire mensuel du RSA pour une personne seule et sans enfant est revalorisé.
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En France métropolitaine et dans les DROM (hors Mayotte), il est fixé à 651,69 euros.
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Pour le département de Mayotte, où les règles sont spécifiques, il est fixé à 325,85 euros.
Comment est calculé le RSA pour un foyer ? Le montant de 651,69 € est la base de calcul. Ce montant est ensuite majoré en fonction du nombre de personnes dans le foyer. Les ressources du foyer sont ensuite déduites du montant forfaitaire applicable pour déterminer le montant de l'allocation RSA effectivement versée.
Points clés à retenir
📌 Le RSA est revalorisé de manière annuelle au 1er avril.
📌 Le nouveau montant forfaitaire pour une personne seule est de 651,69 € (325,85 € à Mayotte).
📌 Cette revalorisation est applicable à partir des prestations d'avril 2026.
📌 La CAF et la MSA appliqueront automatiquement cette revalorisation aux allocataires.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Pour les entreprises, cette revalorisation a un impact indirect : elle peut influencer le calcul de certaines aides à l'embauche ou le niveau de ressources de certains salariés à temps très partiel.
✅ Il est utile pour les gestionnaires de paie et RH de connaître ce seuil, qui est un indicateur clé du niveau de pauvreté et un référentiel pour diverses politiques sociales.
Les équipes du cabinet Agora SEA assurent une veille sur l'ensemble des paramètres sociaux et fiscaux pour vous fournir un conseil toujours à jour.
Questions fréquentes
❓Dois-je faire une démarche pour bénéficier de la revalorisation ? Non, si vous êtes déjà allocataire du RSA, la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) ou la Mutualité Sociale Agricole (MSA) appliquera automatiquement le nouveau montant.
❓Cette revalorisation concerne-t-elle aussi la Prime d'activité ? La Prime d'activité a ses propres règles de calcul, mais sa base est également indexée sur l'inflation et fait l'objet de revalorisations régulières.
❓Quand ce nouveau montant sera-t-il versé pour la première fois ? L'allocation RSA du mois d'avril est versée au début du mois de mai. Le premier versement revalorisé aura donc lieu autour du 5 mai 2026.
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Rupture conventionnelle : précision sur la nouvelle contribution patronale
Actualité sociale - 27 avril 2026 - Source : BOSS
Le régime social de l'indemnité de rupture conventionnelle a été modifié par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. Le Bulletin Officiel de la Sécurité Sociale (BOSS) vient apporter une précision cruciale sur la date d'entrée en vigueur du nouveau taux de contribution patronale.
Quel est le changement ? Auparavant, l'indemnité de rupture conventionnelle était soumise, pour sa part exonérée de cotisations, à un "forfait social" de 20%. La nouvelle loi a remplacé ce forfait social par une contribution patronale unique de 40%, alignée sur celle de la mise à la retraite.
Quelle était l'incertitude sur la date d'application ? La question était de savoir si le nouveau taux de 40% s'appliquait aux ruptures dont la procédure avait été engagée en 2025 mais dont la fin effective du contrat intervenait en 2026. La date de signature de la convention ou la date de fin du contrat devait-elle être retenue ?
Quelle est la clarification du BOSS ? L'administration a tranché en faveur du critère le plus simple : c'est la date de fin du contrat de travail qui détermine le régime applicable. Ainsi, le nouveau taux de 40% s'applique à toutes les indemnités versées pour une rupture de contrat dont le terme est postérieur au 1er janvier 2026.
Points clés à retenir
📌 Le forfait social sur l'indemnité de rupture conventionnelle est remplacé par une contribution patronale de 40%.
📌 Le critère d'application de ce nouveau taux est la date de fin effective du contrat de travail.
📌 Une rupture conventionnelle signée en 2025 mais avec une fin de contrat en 2026 est soumise au nouveau taux de 40%.
📌 Cette clarification est opposable à l'URSSAF.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque était d'appliquer le mauvais taux et de subir un redressement. Pour une rupture signée fin 2025 avec un départ en janvier 2026, appliquer le taux de 20% aurait été une erreur.
✅ Il est impératif de vérifier la date de fin de contrat pour chaque rupture conventionnelle afin de calculer et de déclarer le bon montant de contribution patronale.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous accompagnent dans la gestion de vos ruptures de contrat pour en sécuriser tous les aspects, du juridique au calcul des soldes de tout compte.
Questions fréquentes
❓Ce changement a-t-il un impact pour le salarié ? Non, ce changement ne concerne que les charges dues par l'employeur. Le régime fiscal et social de l'indemnité pour le salarié reste inchangé.
❓Pourquoi ce taux a-t-il été augmenté ? L'objectif du gouvernement était d'harmoniser le coût des ruptures conventionnelles avec celui des mises à la retraite, et de freiner le recours aux ruptures conventionnelles pour les salariés proches de la retraite.
❓Le taux de 40% s'applique-t-il sur toute l'indemnité ? Non, il s'applique uniquement sur la part de l'indemnité qui est exonérée de cotisations de sécurité sociale.
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Durées de conservation des données RH : la CNIL publie son guide
Actualité sociale - 24 avril 2026 - Source : CNIL
La gestion des ressources humaines implique le traitement d'un grand nombre de données personnelles. Pour aider les entreprises à se conformer au RGPD, la CNIL vient de publier un référentiel pratique détaillant les durées de conservation recommandées pour chaque type de document RH.
Pourquoi la durée de conservation est-elle importante ? Le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) impose que les données personnelles ne soient pas conservées indéfiniment. Elles ne doivent être gardées que le temps nécessaire à l'accomplissement de l'objectif pour lequel elles ont été collectées. Le non-respect de ce principe peut entraîner de lourdes sanctions.
Que contient le référentiel de la CNIL ? Ce guide très concret couvre tous les aspects de la gestion RH, du recrutement à la fin du contrat. Il liste, pour chaque traitement (gestion de la paie, suivi du temps de travail, gestion des accidents, etc.), la durée de conservation applicable. Le document fait la distinction entre :
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Les durées obligatoires fixées par la loi (ex: 5 ans pour les bulletins de paie).
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Les durées recommandées par la CNIL en l'absence de texte légal.
Quels sont les domaines couverts ? Le référentiel aborde une dizaine de thématiques, parmi lesquelles :
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Le recrutement (données des candidats non retenus).
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La gestion administrative et la paie du personnel.
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La gestion des accidents du travail et des contentieux.
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Le suivi du temps de travail et la gestion des véhicules de fonction.
Points clés à retenir
📌 La CNIL a publié un guide pratique sur les durées de conservation des données RH.
📌 Ce référentiel distingue les durées légales obligatoires et les durées recommandées.
📌 Il couvre l'ensemble du cycle de vie du salarié dans l'entreprise.
📌 Le respect de ces durées est une obligation essentielle du RGPD.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque est de conserver des documents trop longtemps (ou pas assez) et de s'exposer à une sanction de la CNIL en cas de contrôle ou de plainte d'un salarié.
✅ Il est recommandé d'utiliser ce référentiel pour auditer vos pratiques actuelles, mettre à jour votre registre des traitements et mettre en place des procédures d'archivage et de suppression automatique des données.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous accompagnent dans votre mise en conformité RGPD pour faire de la protection des données un atout pour votre entreprise.
Questions fréquentes
❓Que faire des CV des candidats non retenus ? La CNIL recommande de les conserver au maximum 2 ans après le dernier contact, avec l'accord du candidat, pour pouvoir le recontacter. Sinon, ils doivent être détruits.
❓Combien de temps garder les pointages des salariés ? La durée dépend de l'objectif. Pour le contrôle des heures et le paiement du salaire, 3 ans. Pour prouver le respect des durées maximales de travail, 1 an.
❓Ce référentiel est-il obligatoire ? Les durées fixées par la loi sont obligatoires. Les durées recommandées par la CNIL constituent la position de l'autorité de contrôle ; s'en écarter nécessite de pouvoir le justifier solidement.
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CPF : le reste à charge pour le salarié est confirmé et augmenté
Actualité sociale - 24 avril 2026 - Source : Décret n° 2026-234 du 30 mars 2026
Le financement du Compte Personnel de Formation (CPF) évolue. Un décret vient confirmer la mise en place d'une participation financière obligatoire pour le titulaire du compte et en fixe le montant, qui est en hausse.
Comment fonctionnait le financement CPF jusqu'à présent ? Le CPF permet à toute personne active d'acquérir des droits à la formation mobilisables tout au long de sa vie professionnelle. Jusqu'à récemment, si les droits disponibles sur le compte couvraient le coût de la formation, celle-ci était entièrement gratuite pour le salarié.
Quelle est la nouvelle règle ? Le gouvernement a instauré une participation forfaitaire obligatoire pour la plupart des utilisateurs du CPF. Le décret fixe cette participation à 150 € par formation. Ce montant sera directement déduit des droits du titulaire ou devra être payé par carte bancaire si les droits sont insuffisants. Cette mesure s'applique aux demandes de formation faites après le 2 avril 2026.
Y a-t-il des exceptions ? Oui, certains publics sont exemptés de cette participation obligatoire. Elle n'est pas due par :
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Les demandeurs d'emploi.
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Les salariés dont la formation fait l'objet d'un abondement par leur employeur (c'est-à-dire quand l'entreprise complète le financement de la formation).
Points clés à retenir
📌 Une participation forfaitaire de 150 € est désormais obligatoire pour utiliser son CPF.
📌 Cette mesure vise à responsabiliser les titulaires et à participer au financement du système.
📌 Les demandeurs d'emploi et les salariés bénéficiant d'un abondement de leur employeur sont exonérés.
📌 La mesure s'applique aux demandes de formation postérieures au 2 avril 2026.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Pour les salariés, le risque est d'être surpris par ce reste à charge au moment de s'inscrire à une formation. Pour les entreprises, c'est une nouvelle donnée à intégrer dans leur politique de formation.
✅ Il est recommandé aux entreprises de communiquer sur cette nouvelle règle auprès de leurs salariés. Proposer un abondement, même partiel, peut devenir un levier d'attractivité et d'engagement, en plus d'exonérer le salarié du reste à charge.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous aident à construire un plan de développement des compétences qui intègre les nouvelles règles de financement et qui sert la stratégie de votre entreprise.
Questions fréquentes
❓Ce montant de 150 € est-il fixe ? Oui, c'est un montant forfaitaire, quel que soit le coût de la formation. Il pourra être revalorisé chaque année.
❓Si ma formation coûte 100 €, dois-je payer 150 € ? Non, la participation ne peut pas dépasser le coût de la formation. La logique est que le CPF ne finance plus 100% du coût pour la plupart des salariés.
❓Comment l'abondement de l'employeur fonctionne-t-il ? L'employeur peut, via une plateforme dédiée, verser une somme sur le CPF d'un salarié pour compléter le financement d'une formation. Cet acte exonère le salarié de la participation de 150 €.
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BIC ou revenus fonciers : le prélèvement de solidarité s'impose aux non-résidents
Actualité fiscale - 23 avril 2026 - Source : CE 13 mars 2026 n° 503496
Les revenus tirés d'immeubles situés en France par des non-résidents sont soumis aux prélèvements sociaux. Le Conseil d'État vient de confirmer que cette règle s'applique largement, que les revenus soient qualifiés de revenus fonciers ou de bénéfices industriels et commerciaux (BIC), comme c'est le cas pour la location meublée.
Quel est le principe d'imposition ? Les revenus immobiliers de source française perçus par des non-résidents sont soumis à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Toutefois, pour les personnes affiliées à un régime de sécurité sociale dans un autre pays de l'Espace Économique Européen (EEE) ou en Suisse, la CSG et la CRDS sont remplacées par un unique prélèvement de solidarité de 7,5%.
Quelle était l'argumentation du contribuable ? Des non-résidents percevant des revenus de location meublée (qui sont fiscalement des BIC) contestaient l'application de ce prélèvement de solidarité. Leur argument : le texte vise les "revenus du patrimoine", une catégorie qui, selon eux, ne comprendrait que les revenus fonciers, et non les BIC.
Pourquoi la justice a-t-elle rejeté cet argument ? Le Conseil d'État a jugé que la qualification fiscale (BIC ou revenus fonciers) n'a pas d'importance. Ce qui compte, c'est la nature du revenu. Dès lors qu'il s'agit d'un revenu tiré d'un immeuble situé en France, il entre dans le champ d'application des prélèvements sociaux (ou du prélèvement de solidarité de 7,5% pour les non-résidents concernés).
Points clés à retenir
📌 Les revenus de la location meublée (BIC) perçus par des non-résidents sont bien soumis au prélèvement de solidarité de 7,5%.
📌 La notion de "revenus d'immeubles" est large et ne se limite pas aux seuls revenus fonciers.
📌 La qualification fiscale de la catégorie de revenu (BIC) ne permet pas d'échapper à l'imposition aux prélèvements sociaux.
📌 Cette décision confirme une position constante de l'administration.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque pour un non-résident est de ne pas déclarer et payer ce prélèvement en pensant y échapper du fait du régime LMNP/BIC, et de subir un redressement fiscal.
✅ Il est impératif pour les non-résidents propriétaires d'un bien en France, qu'il soit loué nu ou meublé, d'intégrer le paiement des prélèvements sociaux (ou du prélèvement de solidarité) dans leurs obligations fiscales.
Les équipes du cabinet Agora SEA accompagnent les non-résidents dans l'ensemble de leurs obligations déclaratives en France pour sécuriser leur situation fiscale.
Questions fréquentes
❓Je suis non-résident hors EEE/Suisse, quel est le taux pour moi ? Si vous n'êtes pas affilié à un régime de sécurité sociale européen, vous êtes redevable des prélèvements sociaux au taux normal (CSG, CRDS, etc.), soit 17,2% au total.
❓Ce prélèvement de 7,5% est-il déductible ? Non, comme la CSG/CRDS, le prélèvement de solidarité n'est pas déductible de l'impôt sur le revenu.
❓Cela s'applique-t-il aussi aux plus-values immobilières ? Oui, les plus-values immobilières réalisées par les non-résidents sont également soumises à l'impôt sur le revenu et au prélèvement de solidarité de 7,5% (ou aux prélèvements sociaux de 17,2% selon la situation).
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Acte anormal de gestion : l'intérêt de la société ne se présume pas
Droit des affaires / Droit des sociétés - 23 avril 2026 - Source : Cass. soc. 25 mars 2026, n° 23-19526
Une entreprise ne peut déduire que les charges engagées dans son propre intérêt. L'administration fiscale peut rejeter les dépenses qui relèvent d'un "acte anormal de gestion" (AAG). Une décision récente rappelle que c'est à l'entreprise de prouver concrètement l'intérêt de ses dépenses, une justification vague ne suffit pas.
Qu'est-ce qu'un acte anormal de gestion ? C'est un acte (une dépense ou une renonciation à une recette) qu'une entreprise effectue dans l'intérêt d'un tiers (un dirigeant, une autre société du groupe, etc.) sans qu'il y ait une contrepartie réelle et suffisante pour elle-même. Une telle charge n'est pas déductible de son résultat fiscal.
Comment se répartit la charge de la preuve ? En cas de contrôle, la procédure se déroule en plusieurs temps :
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L'entreprise doit justifier la réalité de la dépense et sa comptabilisation.
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L'administration, si elle veut la rejeter, doit prouver qu'elle est dépourvue d'intérêt pour l'entreprise ou de contrepartie.
-
Si l'administration apporte cette preuve, la balle revient à l'entreprise, qui doit alors démontrer précisément en quoi la dépense était dans son intérêt.
Quelle était l'erreur de l'entreprise dans cette affaire ? Une holding animatrice avait déduit diverses charges (droits à l'image, frais de promotion, frais de dirigeants). Face à la contestation de l'administration, la société s'est contentée d'affirmer de manière générale que ces dépenses étaient "nécessaires pour la notoriété et la synergie du groupe". Elle n'a fourni aucun élément concret rattachant chaque dépense à une contrepartie directe ou indirecte pour elle-même. La justice a jugé cette justification insuffisante.
Points clés à retenir
📌 Toute charge déduite doit correspondre à l'intérêt propre de l'entreprise.
📌 En cas de contestation par l'administration, l'entreprise doit prouver la contrepartie obtenue.
📌 Des justifications vagues et générales sur "l'intérêt du groupe" sont insuffisantes.
📌 L'absence de preuve concrète conduit au rejet de la déduction de la charge et à un redressement fiscal.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque, notamment pour les holdings, est de déduire des charges qui profitent en réalité à d'autres sociétés du groupe ou aux dirigeants, et de ne pas pouvoir justifier d'une contrepartie suffisante pour la holding elle-même.
✅ Il est impératif de documenter précisément la nature et la contrepartie de chaque dépense engagée. Pour les prestations intra-groupe, la rédaction de conventions claires et la facturation au prix du marché sont essentielles.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous aident à sécuriser vos pratiques fiscales, notamment dans le cadre de relations intra-groupe, pour prévenir le risque de redressement pour acte anormal de gestion.
Questions fréquentes
❓Qu'est-ce qu'une holding "animatrice" ? C'est une holding qui ne se contente pas de détenir des titres (holding "passive"), mais qui participe activement à la conduite de la politique de ses filiales et leur rend des services spécifiques (administratifs, financiers, etc.).
❓Prendre en charge les frais d'un dirigeant est-il toujours un AAG ? Non, si ces frais sont directement liés à son activité professionnelle pour le compte de la société et sont justifiés (frais de déplacement, de représentation, etc.). Ils deviennent anormaux s'ils relèvent de sa sphère privée.
❓Comment prouver la contrepartie ? Par tout moyen : contrats, conventions de prestations de services, études d'impact, rapports montrant le bénéfice retiré de la dépense (gain de clients, amélioration de la notoriété, etc.).
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Report en arrière d'un déficit et pénalités : pas de compensation
Actualité fiscale - 23 avril 2026 - Source : CAA Paris, 25 février 2026
Le mécanisme du report en arrière de déficit ("carry-back") est une option fiscale intéressante pour la trésorerie d'une entreprise. Une décision de justice vient de rappeler que si ce mécanisme peut s'appliquer sur un bénéfice rectifié après un contrôle fiscal, il ne permet en aucun cas d'effacer les pénalités liées à ce redressement.
Comment fonctionne le report en arrière de déficit ? Lorsqu'une société soumise à l'IS constate un déficit, elle peut choisir de le reporter en arrière sur le bénéfice de l'exercice précédent. Cela génère une créance d'impôt sur l'État, correspondant à l'impôt initialement payé sur ce bénéfice, que l'entreprise peut se faire rembourser.
Que se passe-t-il en cas de contrôle fiscal ? Il arrive qu'un contrôle fiscal fasse apparaître un bénéfice sur un exercice N-1 qui était initialement déclaré à zéro ou plus faible. Si l'entreprise constate un déficit en N, elle peut, par réclamation, demander à reporter ce déficit en arrière sur le bénéfice rectifié de N-1.
Quelle était la contestation de l'entreprise ? Dans cette affaire, une société a subi un redressement sur son exercice N-1, assorti d'intérêts de retard. Elle a ensuite reporté son déficit de l'année N sur ce bénéfice rehaussé, ce qui a annulé l'impôt supplémentaire dû. L'entreprise a alors demandé l'annulation des intérêts de retard, arguant que, puisque l'impôt principal était finalement annulé par le carry-back, les pénalités n'avaient plus lieu d'être.
Pourquoi la justice a-t-elle rejeté cette demande ? La Cour a rappelé que les pénalités (intérêts de retard, majorations) sont calculées sur les droits initialement éludés, au moment du fait générateur de l'impôt. Le report en arrière est une option de trésorerie qui intervient plus tard. Il ne remet pas en cause le fait que l'impôt était bien dû à l'origine. Le carry-back peut effacer l'impôt, mais pas les pénalités qui sanctionnent le manquement déclaratif initial.
Points clés à retenir
📌 Le report en arrière d'un déficit peut s'imputer sur un bénéfice rehaussé suite à un contrôle fiscal.
📌 Ce mécanisme génère une créance d'impôt qui peut annuler le supplément d'impôt sur les sociétés dû.
📌 Cependant, le report en arrière n'annule pas les pénalités (intérêts de retard, majorations) liées au redressement.
📌 Les pénalités restent dues car elles sanctionnent le manquement déclaratif initial.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque est de croire que le report en arrière efface toute la "dette" fiscale, pénalités comprises, et d'avoir une mauvaise surprise en trésorerie.
✅ Il est essentiel de bien distinguer l'impôt en principal (qui peut être annulé par la créance de carry-back) et les pénalités (qui restent dues à l'État).
Les équipes du cabinet Agora SEA vous assistent dans vos relations avec l'administration fiscale, y compris après un contrôle, pour utiliser au mieux les options qui s'offrent à vous.
Questions fréquentes
❓Qu'est-ce que l'intérêt de retard ? C'est une pénalité calculée par l'administration fiscale sur un impôt qui n'a pas été payé à temps. Son taux est fixé par la loi.
❓Le report en avant est-il différent ? Oui, le report en avant consiste à imputer le déficit sur les bénéfices des années futures. C'est l'option par défaut, moins complexe mais sans effet de trésorerie immédiat.
❓Puis-je utiliser ma créance de carry-back pour payer les pénalités ? Oui, la créance née du report en arrière peut être utilisée pour payer tout impôt ou taxe dû à l'État, y compris les pénalités. Mais elle ne les annule pas juridiquement.
📩 Vous sortez d'un contrôle fiscal ? Nous pouvons vous aider. Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
LMNP et plus-values : les amortissements déduits sont bien à réintégrer
Actualité fiscale - 22 avril 2026 - Source : Rép. Min. Sophie Mette JOAN 24 mars 2026 n° 10097
La loi de finances pour 2025 a durci le calcul de la plus-value de cession pour les loueurs en meublé non professionnels (LMNP). Une réponse ministérielle vient de confirmer que cette nouvelle règle s'applique à toutes les cessions depuis février 2025 et qu'il faut bien prendre en compte tous les amortissements déduits par le passé.
Quel est le changement dans le calcul de la plus-value ? Auparavant, le régime LMNP était très avantageux : il permettait de déduire des amortissements pour réduire (voire annuler) l'impôt sur les loyers, tout en bénéficiant du régime des plus-values des particuliers lors de la revente (qui ne tenait pas compte de ces amortissements). La loi de finances pour 2025 a mis fin à ce double avantage : pour les cessions depuis le 15 février 2025, la plus-value est désormais calculée en réintégrant les amortissements qui ont été fiscalement déduits.
Quelles étaient les incertitudes ? Deux questions se posaient :
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Cette règle s'applique-t-elle aux locations déjà en cours avant la loi ?
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Faut-il réintégrer tous les amortissements déduits depuis le début de la location, ou seulement ceux déduits depuis la nouvelle loi ?
Quelles sont les clarifications de la réponse ministérielle ? La réponse est sans ambiguïté et confirme l'interprétation la plus dure de la loi :
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La nouvelle règle s'applique bien à toutes les cessions intervenant depuis le 15 février 2025, quel que soit le moment où la location a commencé.
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Il faut tenir compte de l'ensemble des amortissements qui ont été déduits depuis le tout début de la location meublée.
Points clés à retenir
📌 Le calcul de la plus-value de cession en LMNP est durci depuis le 15 février 2025.
📌 Il faut désormais ajouter au gain de cession tous les amortissements qui ont été fiscalement déduits.
📌 Cette règle s'applique aux locations anciennes comme aux nouvelles.
📌 L'intégralité des amortissements déduits depuis l'origine doit être prise en compte.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque est de calculer sa plus-value selon l'ancienne méthode et de subir un redressement fiscal parfois très significatif. L'impact fiscal de la cession d'un bien en LMNP peut désormais être beaucoup plus élevé qu'auparavant.
✅ Avant toute vente d'un bien loué en meublé, il est fortement recommandé de réaliser une simulation précise de la plus-value afin d'anticiper le coût fiscal réel et d'éviter toute mauvaise surprise.
Les équipes du cabinet Agora SEA assurent une veille constante sur l'évolution des règles fiscales liées à l'immobilier afin de sécuriser vos projets et vos décisions patrimoniales.
Questions fréquentes
❓ Cette règle concerne-t-elle uniquement les nouveaux investissements LMNP ?
Non. Elle s'applique à toutes les cessions réalisées depuis le 15 février 2025, y compris pour des biens acquis et amortis depuis de nombreuses années.
❓ Les amortissements non pratiqués doivent-ils être réintégrés ?
Non. Seuls les amortissements effectivement déduits fiscalement doivent être pris en compte dans le calcul de la plus-value.
❓ Cette nouvelle règle remet-elle en cause l'intérêt du régime LMNP ?
Le régime LMNP reste intéressant pour la fiscalité des loyers, mais la stratégie de sortie (revente du bien) doit désormais être étudiée avec attention, car l'impact fiscal peut être sensiblement alourdi.
📩 Pour toute question sur la fiscalité immobilière ou la revente d'un bien en LMNP,
contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Manquements multiples au CDD : l’addition peut être salée
Actualité sociale - 22 avril 2026 - Source : Cass. soc. 25 mars 2026, n° 23-19526
La gestion des contrats à durée déterminée (CDD) impose un formalisme strict. Une décision de la Cour de cassation vient rappeler que plusieurs manquements de l'employeur sur un même contrat peuvent entraîner un cumul de sanctions financières, même si ces manquements aboutissent à une requalification en CDI.
Quelles sont les obligations de l'employeur lors d'un CDD ? Parmi les nombreuses règles, deux sont fondamentales :
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Le recours au CDD doit être justifié et ne doit pas avoir pour objet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise.
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Le contrat doit être transmis au salarié au plus tard dans les 2 jours ouvrables suivant l'embauche.
Quelle erreur peut entraîner un cumul de sanctions ? Dans l'affaire jugée, un employeur avait recours à des CDD successifs pour un même poste (ce qui a entraîné une requalification en CDI) et, de surcroît, remettait systématiquement chaque contrat en retard au salarié. Le salarié a demandé à la fois la requalification en CDI (avec l'indemnité correspondante) ET une indemnité spécifique pour la remise tardive des contrats.
Pourquoi les deux sanctions peuvent-elles se cumuler ? La Cour de cassation juge que les deux sanctions ne réparent pas le même préjudice :
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L'indemnité de requalification sanctionne le recours abusif au CDD.
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L'indemnité pour transmission tardive (qui peut aller jusqu'à 1 mois de salaire) sanctionne le non-respect d'une règle de formalisme destinée à informer le salarié sur la nature de son contrat. Dès lors que les deux manquements sont prouvés, les deux indemnités sont dues.
Points clés à retenir
📌 Le non-respect des règles du CDD peut coûter cher.
📌 La sanction pour recours abusif (requalification en CDI) et celle pour remise tardive du contrat peuvent se cumuler.
📌 Ces deux indemnités visent à réparer des préjudices distincts.
📌 La requalification en CDI n'absorbe pas les autres sanctions liées aux manquements de l'employeur.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque est de penser qu'une requalification en CDI "efface" les autres erreurs de formalisme et de se voir condamné à payer une indemnité supplémentaire.
✅ Il est impératif d'être doublement vigilant : sur le motif de recours au CDD et sur le respect scrupuleux de toutes les règles de forme, notamment le délai de transmission.
Les équipes du cabinet Agora SEA sécurisent votre gestion des contrats de travail pour prévenir les risques de contentieux et les condamnations financières.
Questions fréquentes
❓Quel est le délai exact pour remettre un CDD ? L'employeur doit transmettre le contrat au salarié, signé, dans un délai maximum de 2 jours ouvrables après le début du travail.
❓À combien s'élève l'indemnité de requalification ? Elle est au minimum d'un mois de salaire.
❓Ce cumul est-il automatique ? Non, le salarié doit en faire la demande devant le juge et prouver les deux manquements distincts de l'employeur.
📩 Votre gestion des CDD est-elle irréprochable ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.

Newsletter d'avril 2026 : Dirigeants, êtes-vous à jour ?
21 avril 2026 - Source : Agora SEA nl n°114
Les règles évoluent, les contrôles se renforcent… et certaines décisions peuvent avoir des impacts immédiats sur votre activité.
Dans cette nouvelle édition de notre newsletter, nous faisons le point sur plusieurs sujets concrets qui concernent directement les dirigeants et les entreprises en 2026.
Ce qu’il faut retenir ce mois-ci
➡️ Travail le 1er mai : êtes-vous concerné ?
Des contrôles ont récemment été opérés et certaines entreprises ont été sanctionnées. Un assouplissement est envisagé, mais les règles restent strictes à ce jour.
➡️ Départ à la retraite du dirigeant : quelle fiscalité appliquer ?
Entre prélèvement forfaitaire unique et barème de l’impôt sur le revenu, les choix peuvent avoir un impact significatif sur le montant de l’imposition.
➡️ TVA et locaux mixtes : attention à la déduction
Lorsque votre immeuble comprend à la fois des locaux professionnels et d’habitation, les règles de déduction de TVA doivent être maîtrisées.
➡️ Passeport de prévention : nouvelles obligations
Depuis mars 2026, les employeurs doivent assurer un suivi rigoureux des formations en santé et sécurité, sous peine de sanctions.
Pourquoi ces sujets sont importants
Ces évolutions ne sont pas uniquement réglementaires. Elles impactent directement :
• votre organisation
• votre fiscalité
• vos obligations sociales
• et votre niveau de risque en cas de contrôle
Une mauvaise interprétation peut entraîner des conséquences financières immédiates.
Notre accompagnement
Chez Agora SEA, nous accompagnons les dirigeants pour sécuriser leurs décisions, anticiper les évolutions et piloter leur activité en toute sérénité.
👉 Contactez votre chargé(e) de mission habituel(le) ou envoyez-nous un courriel à info@agora-sea.fr
📩 Retrouvez l'analyse complète dans notre newsletter mensuelle.
Hausse du coût de l’énergie : l'URSSAF propose des mesures de soutien
Actualité sociale - 21 avril 2026 - Source : Urssaf
Face à la hausse des coûts de l'énergie et du carburant, l'URSSAF a activé des mesures d'accompagnement pour soutenir la trésorerie des entreprises et des travailleurs indépendants en difficulté. Ces aides visent à donner de la flexibilité dans le paiement des cotisations sociales.
Quelles sont les aides proposées aux employeurs ? Les employeurs (y compris les employeurs de marins) dont l'activité est impactée peuvent demander un délai de paiement pour leurs cotisations patronales. Cet étalement peut aller jusqu'à 12 mois (voire plus dans des cas exceptionnels) et est accordé sans application des pénalités ou majorations de retard. L'employeur reste cependant tenu de payer la part salariale des cotisations aux dates prévues.
Quelles sont les aides pour les travailleurs indépendants ? Les indépendants (y compris les marins non-salariés) bénéficient de plusieurs leviers :
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Un délai de paiement similaire à celui des employeurs, pouvant aller jusqu'à 12 mois sans pénalités.
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La possibilité de demander une modulation de leurs cotisations provisionnelles à la baisse, pour ajuster immédiatement leurs paiements à leur revenu réel estimé pour l'année.
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La possibilité de solliciter une aide financière exceptionnelle auprès de l'action sociale du CPSTI (Conseil de la Protection Sociale des Travailleurs Indépendants).
Comment demander ces aides ? Pour toutes ces mesures, la démarche doit être initiée par l'entreprise ou l'indépendant. Il est conseillé de contacter son URSSAF via la messagerie sécurisée de son espace en ligne ou par téléphone (3957 pour les employeurs, 3698 pour les indépendants) pour exposer sa situation et formuler sa demande.
Points clés à retenir
📌 L'URSSAF propose des délais de paiement pour les cotisations patronales et les cotisations des indépendants.
📌 Ces délais peuvent aller jusqu'à 12 mois et sont accordés sans pénalités.
📌 Les indépendants peuvent aussi moduler leurs acomptes et demander une aide de l'action sociale.
📌 Ces aides ne sont pas automatiques et nécessitent une démarche active auprès de l'URSSAF.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque est de subir des difficultés de trésorerie sans oser contacter l'URSSAF, ce qui peut mener à des retards de paiement, des pénalités et une situation encore plus compliquée.
✅ Il est recommandé d'anticiper. Dès que vous prévoyez des difficultés à honorer une échéance, contactez l'URSSAF pour négocier un plan d'apurement. Un dialogue proactif est toujours mieux perçu.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous accompagnent dans la gestion de votre trésorerie et dans vos relations avec les organismes sociaux pour trouver les solutions les plus adaptées.
Questions fréquentes
❓Dois-je justifier mes difficultés ? Oui, il faut pouvoir expliquer en quoi la hausse des coûts de l'énergie impacte votre trésorerie et vous empêche de payer vos cotisations à l'échéance.
❓Le report concerne-t-il toutes les cotisations ? Pour les employeurs, le report ne concerne que la part patronale. La part salariale, prélevée sur le salaire du personnel, doit impérativement être reversée à la date prévue.
❓L'aide de l'action sociale est-elle un prêt ? Non, il s'agit d'une aide financière non remboursable, accordée sur dossier pour aider à faire face à une difficulté ponctuelle.
📩 Votre trésorerie est sous tension ? N'attendez pas. Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Logiciels de caisse : retour de l'attestation individuelle de l'éditeur
Actualité fiscale - 21 avril 2026 - Source : BOFIP
La loi anti-fraude à la TVA impose aux commerçants d'utiliser des logiciels de caisse sécurisés et certifiés. Après une courte suppression, la loi de finances pour 2026 a rétabli une voie de justification très utilisée : l'attestation individuelle fournie par l'éditeur du logiciel.
Comment prouver la conformité de son logiciel de caisse ? Pour prouver à l'administration fiscale que son système de caisse est conforme, un commerçant assujetti à la TVA a deux options :
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Présenter un certificat délivré par un organisme accrédité.
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Présenter une attestation individuelle nominative fournie par l'éditeur du logiciel. La loi de finances pour 2025 avait supprimé la seconde option, mais celle pour 2026 l'a finalement réintroduite.
Quelles sont les conditions de validité de l'attestation ? L'administration fiscale a précisé les règles. Une simple mention dans les conditions générales de vente ne suffit pas. L'attestation doit être un document formel, remis à l'acheteur (sur papier ou en dématérialisé), qui :
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Comporte toutes les mentions obligatoires et la signature du représentant légal de l'éditeur.
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Est complété par le commerçant avec son identification et sa preuve d'achat.
L'attestation est-elle valable pour les futures mises à jour ? Oui, mais sous conditions. L'attestation initiale couvre les mises à jour "mineures" du logiciel. En revanche, toute nouvelle "version majeure" du logiciel impose à l'éditeur de fournir une nouvelle attestation de conformité à ses clients.
Points clés à retenir
📌 Il est de nouveau possible de justifier la conformité de son logiciel de caisse par une attestation de l'éditeur.
📌 Cette attestation doit être un document individuel et formel.
📌 Une attestation est valable pour les versions mineures du logiciel, mais pas pour les versions majeures.
📌 L'absence de justification de conformité est sanctionnée par une amende de 7 500 €.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque est de penser être en règle avec une simple facture ou des conditions générales de vente mentionnant la conformité, et de se voir infliger l'amende en cas de contrôle.
✅ Il est impératif de réclamer et de conserver précieusement l'attestation individuelle et nominative de votre éditeur de logiciel. Assurez-vous d'en obtenir une nouvelle à chaque mise à jour majeure.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous aident à vous assurer de votre conformité avec l'ensemble de vos obligations fiscales, y compris les plus techniques.
Questions fréquentes
❓Qui est concerné par cette obligation ? Tous les assujettis à la TVA qui enregistrent les règlements de leurs clients particuliers au moyen d'un logiciel ou système de caisse.
❓Que se passe-t-il en cas de contrôle sans attestation ? L'entreprise est sanctionnée par une amende de 7 500 € et dispose de 60 jours pour se mettre en conformité, sous peine d'une nouvelle amende.
❓Mon éditeur refuse de me fournir une attestation, que faire ? C'est un très mauvais signe sur la fiabilité et la conformité du logiciel. Il est urgent de le questionner et, potentiellement, de changer de solution pour ne pas prendre de risque.
📩 Votre entreprise est-elle prête pour un contrôle fiscal ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Cotisations sur heures supplémentaires et congés payés : l'administration clarifie
Actualité sociale - 21 avril 2026 - Source : BOSS
Une question complexe de paie vient d'être tranchée : quel est le régime social des heures supplémentaires structurelles maintenues pendant les congés payés ? Le Bulletin Officiel de la Sécurité Sociale (BOSS) confirme que ces heures, bien que non travaillées, bénéficient des exonérations sociales.
Quel était le point de départ ? La justice a récemment admis qu'un salarié dont le contrat prévoit des heures supplémentaires structurelles (par exemple, un forfait de 39h/semaine) doit continuer à percevoir la majoration pour ces heures lorsqu'il est en congés payés. La question restait de savoir si cette rémunération, correspondant à des heures non travaillées, pouvait bénéficier de la réduction de cotisations salariales et de la déduction forfaitaire patronale.
Quelle est la position de l'administration ? Dans une mise à jour du 30 mars, le BOSS a adopté une position favorable aux entreprises et aux salariés. Il est précisé que ces heures, bien que correspondant à une période de congé, doivent être traitées en paie comme de véritables heures supplémentaires.
Quelles sont les conséquences en paie ? Cette clarification signifie que la rémunération maintenue au titre des heures supplémentaires structurelles pendant les congés payés ouvre droit :
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À la réduction de cotisations salariales pour le salarié.
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À la déduction forfaitaire de cotisations patronales pour les entreprises de moins de 250 salariés.
Points clés à retenir
📌 Les heures supplémentaires structurelles maintenues pendant les congés payés sont considérées comme de vraies heures supplémentaires.
📌 Elles ouvrent droit aux exonérations sociales habituelles (réduction salariale et déduction patronale).
📌 Cette position est issue d'une mise à jour du BOSS et est donc opposable à l'URSSAF.
📌 Cela sécurise les pratiques de paie des entreprises concernées.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque était de ne pas appliquer les exonérations sur ces heures par prudence, pénalisant ainsi le salarié et l'entreprise, ou de les appliquer et de risquer un redressement. Cette clarification lève l'incertitude.
✅ Il est recommandé de vérifier que votre logiciel de paie est bien paramétré pour appliquer les exonérations sur la majoration des heures supplémentaires maintenues pendant les congés payés.
Les équipes du cabinet Agora SEA assurent une veille sociale constante pour vous garantir une paie juste et conforme, en intégrant les dernières évolutions de la doctrine administrative.
Questions fréquentes
❓Cela concerne-t-il toutes les heures supplémentaires ? Non, cela concerne spécifiquement les heures supplémentaires dites "structurelles", c'est-à-dire celles prévues de manière fixe au contrat de travail (ex: forfait 39h).
❓Qu'en est-il des heures supplémentaires exceptionnelles ? Si un salarié fait des heures supplémentaires de manière ponctuelle, celles-ci ne sont pas maintenues pendant ses congés payés. La question ne se pose donc pas.
❓Cette règle est-elle rétroactive ? La mise à jour du BOSS clarifie la règle pour l'avenir. Pour le passé, les entreprises qui ont appliqué les exonérations voient leur pratique validée.
📩 Vous voulez être certain que votre paie est 100% conforme ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Salariés grévistes : une rémunération est-elle possible ?
Actualité sociale - 20 avril 2026 - Source : Cass. soc. 18 mars 2026, n° 23-22737
Le droit de grève est un droit fondamental, mais il a pour conséquence la suspension du contrat de travail et du salaire. Une décision de la Cour de cassation rappelle le cas très exceptionnel où un gréviste peut obtenir une indemnité compensant sa perte de salaire, et précise le délai pour agir en justice.
Quel est le principe en matière de rémunération des grévistes ? Le principe est simple : "pas de travail, pas de salaire". La grève suspend le contrat de travail, l'employeur n'est donc pas tenu de rémunérer les salariés pour les heures ou jours non travaillés. C'est ce qu'on appelle la retenue sur salaire pour fait de grève.
Dans quel cas exceptionnel un gréviste peut-il être payé ? La justice admet une seule exception : lorsque la grève est la conséquence directe d'un manquement grave et délibéré de l'employeur à ses obligations essentielles. Si les salariés ont été contraints de cesser le travail pour défendre leurs droits face à une faute caractérisée de l'employeur (ex: non-paiement répété des salaires, manquement grave à la sécurité), ils peuvent demander au juge une indemnité qui compense la perte de salaire.
Quel est le délai pour agir en justice ? La Cour de cassation a clarifié ce point : l'action en paiement de cette indemnité compensatrice est considérée comme une action en paiement de salaire. Elle est donc soumise à la prescription de 3 ans. Ce délai commence à courir non pas au début de la grève, mais au jour où celle-ci prend fin.
Points clés à retenir
📌 Le principe est la non-rémunération des jours de grève.
📌 Une indemnisation est possible uniquement si la grève est due à un manquement grave et délibéré de l'employeur.
📌 L'action en justice pour obtenir cette indemnité est une créance de nature salariale.
📌 Le délai de prescription pour agir est de 3 ans à compter de la fin de la grève.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Pour l'employeur, le risque est de sous-estimer la gravité de ses manquements et de se voir condamné à payer les salaires d'une période de grève. Pour les salariés, le risque est d'engager une action sans pouvoir prouver la faute grave de l'employeur.
✅ Il est recommandé à l'employeur de maintenir un dialogue social constant pour éviter que les situations ne dégénèrent. En cas de manquement avéré, il est préférable de le corriger rapidement plutôt que de risquer un conflit dur.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous conseillent dans la gestion des relations sociales et la prévention des conflits collectifs.
Questions fréquentes
❓Qu'est-ce qu'un "manquement grave et délibéré" ? Il s'agit d'une faute de l'employeur qui porte atteinte à des droits fondamentaux des salariés (sécurité, paiement du salaire, dignité) et qui n'est pas une simple erreur ou négligence.
❓Si la grève est jugée illicite, puis-je être payé ? Non, absolument pas. Si la grève est illicite, non seulement le salarié n'est pas payé, mais il peut en plus être sanctionné disciplinairement.
❓Le délai de 3 ans est-il strict ? Oui, une fois le délai de 3 ans passé après la fin de la grève, l'action en justice est irrecevable.
📩 Vous faites face à un conflit social dans votre entreprise ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
BTP : qui doit payer l’indemnité de congés payés ?
Actualité sociale - 20 avril 2026 - Source : Cass. soc. 25 mars 2026, n° 25-10051
Dans le secteur du BTP, la gestion des congés payés est spécifique : elle est mutualisée et gérée par des caisses dédiées. Une décision de la Cour de cassation vient préciser les conditions dans lesquelles la caisse, et non l'employeur, est tenue de verser l'indemnité au salarié.
Comment fonctionne le système des congés payés dans le BTP ? Contrairement au régime général, ce n'est pas l'employeur qui paie directement l'indemnité de congés payés au salarié. L'employeur verse des cotisations à une caisse de congés payés, et c'est cette caisse qui se substitue à lui pour indemniser le salarié lorsqu'il prend ses vacances.
Quelle condition doit être remplie pour que la caisse paie ? Dans l'affaire jugée, un salarié réclamait le paiement de ses congés. La Cour de cassation rappelle un principe essentiel : pour que la caisse soit condamnée à payer, le juge doit d'abord vérifier que l'employeur a bien rempli ses propres obligations. L'employeur doit avoir pris les mesures nécessaires pour que le salarié puisse effectivement faire valoir ses droits auprès de la caisse.
Que se passe-t-il si l'employeur n'a pas payé toutes ses cotisations ? La responsabilité de la caisse est directement liée aux cotisations versées par l'employeur. Si l'employeur est défaillant, la caisse ne versera l'indemnité au salarié qu'à proportion des cotisations qui ont été effectivement payées par rapport à la période de travail. Le salarié ne sera donc que partiellement indemnisé par la caisse.
Points clés à retenir
📌 Dans le BTP, la caisse de congés payés se substitue à l'employeur pour le paiement des indemnités.
📌 La caisse n'est tenue de payer que si l'employeur a rempli ses obligations déclaratives.
📌 En cas de non-paiement des cotisations par l'employeur, la caisse ne paie qu'à due proportion.
📌 Le juge doit vérifier le rôle de l'employeur avant de pouvoir condamner la caisse.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Pour l'employeur du BTP, le risque est de mal effectuer ses déclarations, ce qui pourrait l'exposer à un recours du salarié si ce dernier ne peut pas obtenir son indemnité de la caisse.
✅ Il est impératif de s'assurer d'être à jour de ses déclarations et cotisations auprès de la caisse de congés payés pour garantir les droits des salariés et se dégager de toute responsabilité.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous accompagnent dans la gestion de vos obligations sociales spécifiques au secteur du BTP pour sécuriser votre entreprise.
Questions fréquentes
❓Si la caisse ne me paie pas, puis-je me retourner contre mon employeur ? Oui, si le défaut de paiement de la caisse est dû à une faute de l'employeur (non-déclaration, non-paiement des cotisations), la responsabilité de ce dernier est engagée.
❓Comment savoir si mon employeur est à jour ? La caisse de congés payés est votre interlocuteur. Elle peut vous informer sur l'état des droits que vous avez acquis grâce aux déclarations de votre employeur.
❓Ce système concerne-t-il d'autres secteurs ? Oui, un système de caisse similaire existe notamment pour les intermittents du spectacle et les transporteurs routiers.
📩 Vous êtes une entreprise du BTP et souhaitez sécuriser votre gestion sociale ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Bail commercial : l’exception d’inexécution peut bloquer la clause résolutoire
Droit des affaires / Droit des sociétés - 17 avril 2026 - Source : Cass. Civ. 5 mars 2026 n° 24-15820
Le non-paiement du loyer est la cause la plus fréquente de résiliation d'un bail commercial. Cependant, une décision de la Cour de cassation rappelle que le locataire dispose d'un moyen de défense redoutable si le bailleur manque lui-même à ses obligations : l'exception d'inexécution.
Comment fonctionne la clause résolutoire ? La plupart des baux commerciaux contiennent une "clause résolutoire" qui permet au bailleur de résilier le bail si le locataire ne paie pas son loyer. Pour l'activer, le bailleur doit d'abord envoyer un "commandement de payer". Si le locataire ne paie pas dans le mois qui suit, le bailleur peut demander au juge de constater la résiliation du bail.
Qu'est-ce que l'exception d'inexécution ? C'est un principe de droit des contrats qui permet à une partie de suspendre sa propre obligation (payer le loyer) si l'autre partie n'exécute pas la sienne (délivrer un local conforme). Dans cette affaire, un locataire avait cessé de payer ses loyers car le bailleur refusait de réaliser des travaux de mise en conformité qui rendaient le local impropre à son usage.
Pourquoi la justice a-t-elle donné raison au locataire ? La Cour de cassation a jugé que si le manquement du bailleur est suffisamment grave pour empêcher le locataire d'utiliser normalement les lieux, ce dernier a le droit de suspendre le paiement de ses loyers. Cet argument (l'exception d'inexécution) peut être opposé au bailleur qui tente d'activer la clause résolutoire. Le juge n'a pas à constater la résiliation du bail si la défense du locataire est légitime.
Points clés à retenir
📌 Le locataire peut suspendre le paiement du loyer si le bailleur manque gravement à ses propres obligations.
📌 Ce moyen de défense, l'exception d'inexécution, peut paralyser les effets d'une clause résolutoire.
📌 Le manquement du bailleur doit rendre les locaux impropres à l'usage prévu au bail.
📌 Le locataire n'a pas besoin de demander préalablement au juge l'autorisation de suspendre ses paiements.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Pour le bailleur, le risque est de délivrer un commandement de payer alors qu'il est lui-même en tort, et de voir sa demande de résiliation rejetée. Pour le locataire, le risque est de suspendre les loyers pour un motif jugé insuffisant et de voir son bail résilié.
✅ Il est recommandé au bailleur de s'assurer qu'il respecte bien son obligation de délivrance. Il est conseillé au locataire de ne recourir à ce moyen qu'en cas de manquement grave et prouvé du bailleur, et après l'avoir mis en demeure d'agir.
Questions fréquentes
❓Tous les manquements du bailleur justifient-ils l'arrêt du paiement des loyers ? Non, le manquement doit être suffisamment grave. Une simple gêne ne suffit pas. Le local doit être devenu "impropre à sa destination".
❓Le locataire doit-il continuer à payer les charges ? Le principe s'applique au loyer, mais pourrait s'étendre aux charges
Les équipes
si celles-ci sont la contrepartie de services non rendus par le bailleur. La prudence est de mise.
❓Que doit faire le locataire avant de suspendre ses paiements ? Il est fortement conseillé d'envoyer une lettre de mise en demeure au bailleur, lui demandant de réaliser ses obligations et l'informant qu'à défaut, les loyers seront suspendus.
📩 Vous rencontrez un litige lié à votre bail commercial ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Conflit au Moyen-Orient : un motif valable pour l'activité partielle ?
Actualité sociale - 17 avril 2026 - Source : travail-emploi.gouv.fr
Les tensions géopolitiques peuvent avoir un impact direct sur l'activité économique. Le ministère du Travail a publié des instructions pour clarifier les conditions dans lesquelles les entreprises affectées par le conflit au Moyen-Orient peuvent recourir au dispositif d'activité partielle.
Comment fonctionne l'activité partielle ? L'activité partielle (ou chômage partiel) est une aide qui permet à une entreprise, confrontée à des difficultés exceptionnelles, de réduire ou de suspendre son activité tout en recevant une allocation de l'État pour compenser la perte de salaire de ses employés.
Quelles entreprises sont éligibles en raison du conflit ? L'éligibilité est strictement encadrée et réservée aux entreprises dont l'activité est directement affectée. Deux cas de figure sont visés :
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Les entreprises de logistique, de fret ou de commerce directement touchées par la fermeture de voies maritimes (détroit d'Ormuz) ou des perturbations du trafic aérien.
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Les entreprises subissant des ruptures d'approvisionnement critiques en matières premières à cause du conflit.
Quelles sont les conditions à respecter ? L'activité partielle n'est pas automatique. L'entreprise doit d'abord prouver qu'elle a cherché des solutions alternatives. Elle doit ensuite démontrer le lien de causalité direct entre le conflit et ses difficultés. Les entreprises subissant des conséquences indirectes (hausse générale du prix de l'énergie, baisse de la demande due à la conjoncture) ne sont pas éligibles à ce dispositif pour ce motif.
Points clés à retenir
📌 Seules les entreprises directement affectées par le conflit au Moyen-Orient peuvent demander l'activité partielle.
📌 Sont visées les entreprises de logistique et celles subissant des ruptures d'approvisionnement directes.
📌 Les conséquences indirectes comme la hausse des prix ne sont pas un motif d'éligibilité.
📌 L'éligibilité est étudiée au cas par cas par l'administration.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque est de déposer une demande d'activité partielle sur la base de difficultés indirectes (baisse de chiffre d'affaires, hausse des coûts) et de voir sa demande refusée, laissant l'entreprise sans solution pour gérer sa masse salariale.
✅ Il est recommandé, avant toute demande, de documenter précisément le lien direct entre le conflit et vos difficultés (contrats annulés, fournisseurs défaillants, etc.) et de démontrer l'impossibilité de trouver des alternatives.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous conseillent sur les dispositifs d'aide aux entreprises et vous aident à monter des dossiers solides pour maximiser vos chances de succès.
Questions fréquentes
❓Quel motif dois-je invoquer dans ma demande ? Les entreprises de logistique doivent utiliser le motif "toute autre circonstance de caractère exceptionnel". Celles en rupture d'approvisionnement doivent utiliser "difficultés d’approvisionnement en matières premières".
❓Mon fournisseur a augmenté ses prix à cause du conflit, suis-je éligible ? Non, une simple hausse de prix est considérée comme une conséquence indirecte et ne rend pas l'entreprise éligible à l'activité partielle pour ce motif.
❓Combien de temps l'aide peut-elle être accordée ? L'autorisation est accordée pour une durée limitée, et son renouvellement dépend de la persistance des difficultés directes.
📩 Votre entreprise subit l'impact d'une crise ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Intérêts versés aux associés : le taux plafond du premier trimestre 2026
Actualité fiscale - 16 avril 2026 - Source : Avis du 26 mars 2026 relatif à l'application des articles L. 314-6 du code de la consommation et L. 313-5-1 du code monétaire et financier concernant l'usure
Les sommes que les associés laissent dans les caisses de leur société peuvent être rémunérées par un intérêt. Pour que cet intérêt soit fiscalement déductible pour l'entreprise, il ne doit pas dépasser un taux plafond, qui vient d'être fixé pour le premier trimestre 2026.
Comment fonctionne la déduction des intérêts ? Lorsqu'un associé prête de l'argent à sa société (via son compte courant d'associé), la société peut lui verser des intérêts. Ces intérêts sont une charge financière. Pour être déductible du résultat imposable, cette charge doit respecter une limite : le taux d'intérêt ne doit pas être supérieur au taux effectif moyen pratiqué par les banques pour des prêts similaires.
Quel est le taux plafond pour le début de l'année 2026 ? Le taux de référence pour le premier trimestre 2026 a été fixé à 4,31 %. Ce taux sert de base pour calculer le taux maximal de déduction pour les entreprises qui clôturent leur exercice dans les mois à venir.
Comment calculer le taux maximal pour une clôture au 31 mars ? Pour une entreprise dont l'exercice de 12 mois se termine entre le 31 mars et le 29 juin 2026, le taux maximal est calculé en faisant la moyenne des taux trimestriels de référence sur sa période d'exercice. Par exemple :
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Pour un exercice clos au 31 mars 2026, le taux maximal de déduction est de 4,39 %.
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Pour un exercice clos au 30 avril 2026, il est de 4,37 %.
Points clés à retenir
📌 Le taux de référence pour le calcul des intérêts déductibles est de 4,31 % pour le 1er trimestre 2026.
📌 Le taux maximal de déduction pour un exercice clos au 31 mars 2026 est de 4,39 %.
📌 Les intérêts dépassant ce plafond doivent être réintégrés dans le résultat fiscal de la société.
📌 Ce mécanisme vise à éviter que les sociétés ne se versent des rémunérations déguisées et déductibles.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque est d'appliquer un taux d'intérêt trop élevé, de déduire l'intégralité de la charge et de subir un redressement fiscal sur la fraction excédentaire des intérêts.
✅ Il est impératif de vérifier le taux plafond applicable à votre date de clôture avant de calculer et de verser les intérêts dus aux associés.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous assistent dans le calcul et la déclaration de vos charges financières pour optimiser votre résultat fiscal en toute sécurité.
Questions fréquentes
❓Que se passe-t-il si je verse des intérêts supérieurs au taux plafond ? La société doit réintégrer fiscalement la part des intérêts qui dépasse le plafond. L'associé, lui, est imposé sur la totalité des intérêts perçus.
❓Ce taux s'applique-t-il à tous les associés ? Oui, il s'applique aux sommes mises à disposition par tous les associés, qu'ils soient dirigeants ou non.
❓Ce taux change-t-il souvent ? Oui, il est mis à jour chaque trimestre en fonction de l'évolution des taux d'intérêt du marché.
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Exonération aide à domicile : l'âge requis pour l'employeur passe à 80 ans
Actualité sociale - 16 avril 2026 - Source : Décret n° 2026-261 du 8 avril 2026
L'exonération de cotisations patronales pour l'emploi d'une aide à domicile est un dispositif de soutien important. Un décret vient de modifier l'une de ses conditions d'application, en rehaussant l'âge minimum requis pour les particuliers employeurs.
Quel est le principe de l'exonération ? Certaines personnes peuvent bénéficier d'une exonération d'une partie des cotisations patronales de sécurité sociale lorsqu'elles emploient une aide à domicile. Ce dispositif vise à alléger le coût du maintien à domicile pour les publics les plus fragiles.
Quel est le changement apporté par le décret ? Jusqu'à présent, l'exonération était ouverte, sous certaines conditions, aux personnes âgées d'au moins 70 ans. Le décret rehausse cette condition d'âge :
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Pour les personnes qui emploient directement une aide à domicile, l'âge minimum pour bénéficier de l'exonération est désormais fixé à 80 ans.
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Pour un couple, il suffit qu'un des deux membres ait atteint cet âge de 80 ans.
Qu'en est-il des autres situations ? Le décret ne modifie pas les autres cas d'ouverture du droit. L'âge de 70 ans reste la référence pour les autres situations couvertes par le dispositif, notamment pour les personnes qui ne sont pas en emploi direct ou pour d'autres cas de dépendance. Ces nouvelles règles sont entrées en vigueur au 1er janvier 2026.
Points clés à retenir
📌 L'âge pour bénéficier de l'exonération "aide à domicile" pour un particulier employeur passe de 70 à 80 ans.
📌 Cette mesure est applicable depuis le 1er janvier 2026.
📌 Pour les couples, un seul des deux membres doit remplir la condition d'âge.
📌 Les autres cas d'exonération (liés à la dépendance, etc.) ne sont pas modifiés et conservent le seuil de 70 ans.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque pour un particulier employeur est de continuer à appliquer l'exonération entre 70 et 79 ans et de subir un redressement de l'URSSAF.
✅ Il est impératif pour les employeurs concernés de mettre à jour leur situation et de s'assurer de bien verser l'intégralité des cotisations dues s'ils n'ont pas encore atteint 80 ans.
Les équipes du cabinet Agora SEA peuvent vous assister dans vos démarches de particulier employeur pour garantir votre conformité avec la législation sociale.
Questions fréquentes
❓Je viens d'avoir 75 ans, est-ce que je perds mon exonération ? Oui, si vous êtes en emploi direct, l'exonération n'est plus applicable pour vous depuis le 1er janvier 2026. Vous ne pourrez en bénéficier à nouveau qu'à vos 80 ans.
❓Mon conjoint a 81 ans et j'en ai 78, avons-nous droit à l'exonération ? Oui, il suffit qu'un seul des deux membres du couple ait atteint 80 ans pour que le foyer puisse bénéficier de l'exonération.
❓Ce changement est-il rétroactif ? Le texte s'applique pour les rémunérations versées depuis le 1er janvier 2026.
📩 Vous êtes particulier employeur et avez des questions ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
Clap de fin pour l’exonération sociale liée à la médaille du travail
Actualité sociale - 14 avril 2026 - Source : BOSS
Les gratifications versées par les employeurs à l'occasion de la remise de la médaille d'honneur du travail bénéficiaient d'une exonération de cotisations sociales. Cette tolérance administrative, longtemps appliquée, prendra fin le 31 décembre 2026.
Comment fonctionnait l'exonération ? L'exonération de cotisations sociales des primes de médaille du travail n'était pas inscrite dans la loi. Il s'agissait d'une "tolérance" de l'administration, alignée sur l'exonération d'impôt sur le revenu dont bénéficiaient ces mêmes primes.
Quelle est la cause de ce changement ? La loi de finances pour 2026 a supprimé l'exonération fiscale (impôt sur le revenu) des gratifications liées à la médaille du travail. L'exonération sociale (cotisations) n'ayant plus de fondement fiscal sur lequel s'appuyer, l'administration a décidé de la supprimer également.
Quel est le calendrier de cette suppression ? Pour permettre aux entreprises de s'adapter, une période transitoire a été mise en place :
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Les gratifications versées jusqu'au 31 décembre 2026 peuvent encore bénéficier de la tolérance et être exonérées de cotisations sociales.
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Toutes les gratifications versées à partir du 1er janvier 2027 seront intégralement soumises à cotisations sociales.
Points clés à retenir
📌 L'exonération de cotisations sociales sur les primes de médaille du travail est supprimée.
📌 Cette suppression fait suite à la suppression de l'exonération fiscale.
📌 Une période transitoire est maintenue jusqu'au 31 décembre 2026.
📌 À partir du 1er janvier 2027, ces primes seront soumises à cotisations.
Conseils du cabinet Agora SEA
✅ Le risque est d'oublier cette échéance et de continuer à appliquer une exonération en 2027, ce qui exposerait l'entreprise à un redressement URSSAF.
✅ Il est recommandé d'anticiper ce changement dans vos budgets prévisionnels et d'informer vos services de paie de la nouvelle règle applicable dès janvier 2027.
Les équipes du cabinet Agora SEA vous aident à rester en conformité avec une législation sociale en constante évolution et à sécuriser votre paie.
Questions fréquentes
❓Le montant de la prime a-t-il une importance ? Jusqu'au 31 décembre 2026, l'exonération est admise si la prime ne dépasse pas le salaire de base mensuel du salarié. À partir de 2027, le montant n'aura plus d'importance, la prime sera soumise à cotisations dans tous les cas.
❓Cela concerne-t-il toutes les médailles du travail ? Oui, cela concerne toutes les gratifications versées à l'occasion de la remise de la médaille d'honneur du travail (argent, vermeil, or, grand or).
❓Dois-je faire quelque chose pour les primes versées en 2025 ou 2026 ? Non, si vous avez respecté les conditions de la tolérance (montant notamment), vous n'avez rien à changer pour les versements effectués jusqu'au 31 décembre 2026.
📩 Votre politique de rémunération est-elle à jour ? Contactez-nous ou demandez votre devis en ligne.
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